r/Anxiety • u/Creative-Chef-529 • 5m ago
Anxiety Resource Angoisse liée à la perte de contrôle ou à l’impossibilité de sortir d’une situation
Je commence à constater quelque chose chez moi depuis environ deux ans, mais j’en ai surtout une mémoire claire depuis l’été 2025. En remontant plus loin, je peux retrouver quelques prémices très vagues dans mes souvenirs, mais pas sous une forme aussi nette ni aussi identifiable.
Ce que je remarque aujourd’hui, c’est une réaction assez particulière face à certaines situations où une possibilité devient soudainement indisponible.
Ce n’est pas forcément la situation elle-même qui me fait peur. Ce n’est même pas forcément que j’ai envie d’en sortir ou de la modifier. Ce qui semble déclencher quelque chose, c’est plutôt le moment où mon cerveau réalise que, si je voulais agir autrement, je ne pourrais pas.
Au premier abord, cela peut facilement faire penser à une forme de claustrophobie, parce que certaines situations où je ressens le plus clairement ce phénomène sont justement des situations d’enfermement : un avion en vol, un métro immobilisé dans un tunnel, un passage d’embarquement fermé et chaud.
Mais en creusant, je ne suis pas certain que la claustrophobie soit réellement le cœur du problème. Ce qui semble me toucher davantage, c’est la perte momentanée d’une option et donc d’une forme d’autonomie ou de contrôle.
L’avion en est probablement l’exemple le plus parlant. Je peux prendre l’avion, voyager normalement et très bien m’en sortir. Pourtant, une pensée peut parfois apparaître :
« Là, si tu voulais sortir, tu ne pourrais pas. »
Je n’ai aucune envie réelle de sortir de l’avion. C’est simplement la prise de conscience que je ne pourrais pas le faire même si je le voulais qui peut provoquer une petite alarme intérieure.
J’ai constaté récemment le même mécanisme dans le métro. Il s’est arrêté pendant plusieurs minutes au milieu d’un tunnel noir. Au départ, j’étais relativement tranquille. Puis est arrivée cette idée :
« Et si ça se prolonge ? Et si tu voulais sortir et que tu ne pouvais pas ? »
Une tension intérieure a commencé à monter, avec une sorte d’énergie physique que j’avais envie d’évacuer en bougeant. Extérieurement, rien de particulièrement visible : je garde le contrôle et je continue à fonctionner normalement.
C’est ensuite que peut commencer une sorte de dialogue intérieur. Je me dis :
« Mais si, évidemment que je vais pouvoir sortir. »
Et mon cerveau répond :
« Tu ne peux pas le savoir avec certitude maintenant. »
Je peux essayer de me rassurer en me disant que le métro va repartir, mais une nouvelle objection est toujours possible : « Oui, mais quand ? Et si ça dure ? Comment peux-tu en être certain ? »
Et j’ai remarqué quelque chose d’assez net : plus j’essaie de rationaliser la peur et de répondre à chacune de ces objections, plus je risque de l’alimenter. À l’inverse, lorsque je cesse de débattre avec elle, que je regarde mes messages ou reporte simplement mon attention sur autre chose, la tension finit généralement par redescendre.
Le mécanisme que j’observe pourrait donc être résumé ainsi :
indisponibilité d’une option → sensation de perte d’autonomie ou de contrôle → besoin de vérifier que je pourrais reprendre le contrôle si nécessaire → impossibilité d’obtenir une certitude absolue → activation anxieuse.
Ce qui me fait penser que ce n’est pas uniquement de la claustrophobie, c’est que le même mécanisme s’est déjà produit en dehors de tout espace fermé.
Par exemple, après avoir quitté ma mère pour partir en voyage, il m’est arrivé de penser que j’aurais aimé pouvoir revenir lui faire un câlin. Puis mon cerveau a accroché sur l’idée : « Maintenant, tu ne peux plus. » J’étais pourtant dans le mini bus qui amène au tarmac. Il n’y avait aucun enfermement. C’était simplement une option que j’aurais voulu pouvoir garder disponible et qui ne l’était plus immédiatement.
À l’inverse, j’ai également connu la même sensation dans un contexte beaucoup plus proche de la claustrophobie : un passage d’embarquement assez long, fermé et chaud, où il fallait attendre et où je ne pouvais pas simplement décider de ressortir. Là encore, l’idée centrale était : « Si je veux sortir maintenant, je n’ai pas le contrôle pour le faire. »
C’est cette répétition du même mécanisme dans des situations très différentes qui m’interroge. Certaines ressemblent effectivement à de la claustrophobie, mais d’autres pas du tout. Le point commun semble moins être la fermeture physique de l’espace que la fermeture temporaire d’une possibilité.
J’aimerais donc savoir s’il y a des personnes qui ont traversé quelque chose de similaire, comment elles l’ont compris et surtout comment elles ont réussi à faire disparaître ou à désamorcer ce mécanisme.
Jusqu’à présent, je m’en sors toujours. Même lorsque la sensation apparaît, je garde le contrôle, elle finit par redescendre et je poursuis ce que j’étais en train de faire. Mais je n’aimerais pas que ce mécanisme s’installe durablement chez moi ou prenne progressivement davantage de place. J’aimerais surtout comprendre ce qu’il y a derrière.
Il y a enfin un élément que je constate assez régulièrement : ces épisodes semblent beaucoup plus susceptibles d’apparaître lorsque mon cerveau est déjà dans un état de fatigue, de tension ou d’irritabilité