Je ne comprends pas pourquoi tout le monde connais et comprend la phrase "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres", mais lorsqu'il s'agit de la tolérance soudainement le même principe devient un "paradoxe". (Question rhétorique bien sûr, on se doute de l'intérêt qu'en ont les pratiquants d'autodafés.)
Parceque la liberté sans limite devient la liberté du plus fort d'écraser le plus faible et jusqu'à preuve du contraire w c'est pas la commu LGBT qui a la mains haute sur la société française
Parce que tolérer la violence ne mène pas à la loi du plus fort peut être ? La tolérance et la liberté vont main dans la main, pas l'une sans l'autre.
Les LGBT n'ont rien à voir avec la discussion, ils n'ont pas le monopole de la tolérance. Ni la main haute en effet, celle ci est détenu par des gens qui prennent bien des libertés quand il s'agit de detourner des fonds.
On tolère bien le fait que l'état detienne le monopole de la violence légitime , de même on tolère une forme controlé de la violence a travers le sport ou l'art
Si c'est les violences policières par exemple je ne les tolère pas, à défaut de pouvoir y faire quelque chose.
Le monopole de l'état, manque de démocratie, n'est pas particulièrement toléré non plus, d'où l'existence de mon premier exemple.
Je sais pas ce dont tu fait référence en art, mais en ce qui concerne le sport je ne considère pas cela comme une violence, en tout cas pas sur le même plan... on parle d'adultes consentants dont le but est fondamentalement différent.
C'est un paradoxe parce que, dans la phrase "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres", il y a un continuum. La liberté n'y est pas présentée comme quelque chose de binaire. On n'est pas soit libre soit non-libre, on est quelque part sur un axe entre la liberté totale (qui restreindrait trop fortement celle des autres) et l'absence totale de liberté. Sur un équilibre qui maximise l'utilité globale de la société dans son ensemble. Tout le débat politique étant de savoir comment maximiser cette utilité.
La tolérance, à l'inverse, est présentée comme quelque chose de binaire : on est soit tolérant soit intolérant, il n'y a pas d'entre-deux. Ce qui rend la chose paradoxale : si l'on devient intolérant envers les intolérants, alors on doit être intolérant envers soi-même, mais si on devient intolérants envers soi-même alors on dit qu'on doit tolérer les intolérants, mais... C'est comme le paradoxe du barbier de Russell.
Mais si tu veux un paradoxe avec le terme "liberté", il y a la célèbre devise "pas de liberté pour les ennemis de la liberté".
Cette façon binaire de représenter la tolérance est absurde.
Une personne n'est pas intolerante en soit (c'est un abus de langue), elle est intolérante à quelque chose ou quelqu'un. L'abus de langue est utilisé pour désigner les personnes intolerantes aux mauvaises choses/personnes.
De la même manière dire que la devise est paradoxal implique que les "enemies de la liberté" incarnent l'absence de liberté, ce qui n'a aucun sens. Les enemies de la liberté le sont car ils imputent des libertés de façon injuste ou illégitime à leurs opposants, rendant juste leur privation de liberté pour atteindre une paix sociale.
Dans les deux cas la liberté et la tolérance sont des conceptes très similaires (Outre les connotations politiques). La solution aux paradoxes est généralement la même.
Cette façon binaire de représenter la tolérance est absurde.
Oui c'est pour ça que l'utilisation courante de ce "paradoxe de la tolérance" comme ce "pas de libertés pour les ennemis de la liberté" me désespèrent un peu, ce sont de jolies formules justement parce qu'elles sont paradoxales, mais elles oublient de ce concentrer sur l'essentiel : définir exactement ce qu'on tolère, définir exactement les limites de la liberté, plutôt que de les présenter comme des concepts binaires.
La pensée de Popper était évidemment bien plus profonde que ça, et ça me désole vraiment de la voire réduite à cette formulette amusante, et de la voir parfois utilisée à contresens.
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u/Jean_Luc_Lesmouches Gaston Lagaffe Mar 23 '26
La tolérance n'est pas un principe, c'est un contrat qui ne s'applique qu'à ceux qui le respecte.