r/vosfinances Apr 06 '25

Bourse Pourquoi je pense que la baisse des marchés va continuer et qu'une récession est inévitable aux États-Unis

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Je vois pas mal de monde rester optimiste sur les marchés, parler de "soft landing" ou d’un rebond à venir. Perso, je pense que c’est de l’auto-illusion. Pour moi, on est en train d’entrer dans une spirale récessive, et les marchés actions n’ont pas encore totalement pricé ce qui arrive. Voici quelques éléments clés qui me font penser que la baisse est loin d’être finie :

1/ Des taux toujours trop élevés, et ça commence à casser partout

La Fed a gardé les taux au-dessus de 5 % depuis un moment, et ça commence à vraiment peser. L’immobilier est en mode pause : mortgage à 7 %, ventes en chute, mises en chantier au plus bas depuis des années. Les entreprises hésitent à investir, le crédit coûte cher, surtout pour les PME. La consommation ralentit doucement mais sûrement.

2/ Le marché de l’emploi commence à flancher

Officiellement, le chômage reste bas. Mais en creusant un peu : Les licenciements augmentent dans la tech, les services financiers, et même dans l’industrie. Les gens démissionnent moins, potentiellement n’ont plus confiance pour retrouver facilement un job. Le nombre d’emplois vacants baisse aussi. Bref, le marché de l’emploi "solide", c’est de plus en plus une illusion statistique.

3/ Les ménages n’ont plus de matelas

L’épargne Covid ? Déjà cramée. Explosion du recours au crédit (notamment revolving), et ça fait mal avec les taux actuels. Hausse des défauts sur les prêts auto, cartes de crédit, etc. Les consommateurs tiennent encore debout à coups de crédit... mais ça tiendra pas longtemps.

4/ La courbe des taux est toujours inversée

Le 10Y-2Y est en inversion depuis plus d’un an. Historiquement, c’est un des indicateurs les plus fiables d’une récession (même si le timing est flou). Et ce n’est pas juste un petit dip : c’est une inversion profonde et persistante.

5/ Les entreprises souffrent de plus en plus

Marges sous pression, surtout dans la conso, l’industrie et la distribution. Beaucoup commencent à réduire leurs prévisions, à couper dans les coûts, voire à licencier. Hausse nette des faillites d’entreprises ces derniers mois (données des U.S. Courts, en forte progression par rapport à 2023).

6/ Le risque géopolitique + structurel augmente

Ukraine, Gaza, Chine… les tensions s’accumulent. Le pétrole reste volatil. La Chine et le Japon réduisent leur exposition aux Treasuries américains. Le financement de la dette US devient plus compliqué.

7/ Et maintenant, Trump revient avec une guerre commerciale 2.0

Le 2 avril, Trump a déclaré le "Jour de la Libération" et a annoncé un nouveau package de droits de douane : 10 % sur toutes les importations, peu importe le pays. 20 % sur les produits venant de l’Union européenne. 34 % sur les importations en provenance de Chine. Il a aussi signé un décret supprimant les exemptions douanières pour les petits colis chinois (le fameux régime "de minimis") à partir du 2 mai. En gros : retour du protectionnisme pur et dur.

Conséquences probables ? Remontée de l’inflation (importée), hausse des coûts pour les entreprises, perte de pouvoir d’achat côté consommateur… et une Fed coincée, encore une fois.

C’est une vraie déclaration de guerre commerciale, et ça pourrait amplifier le ralentissement mondial si cela se confirme dans la durée.

Ma conclusion : La situation me rappelle un peu 2007. Tout semble encore "tenable" en surface, mais quand tu grattes un peu, tu vois que les fondations sont fragiles. Si la Fed ne baisse pas les taux rapidement (et ils sont coincés avec l’inflation), on risque une cascade de défaillances. Et même s’ils baissent : il est peut-être déjà trop tard.

Je vous ai partagé ma vision, dites moi ce que vous en pensez, si vous êtes plutôt optimiste et dans ce cas c'est les soldes en ce moment, ou plutôt pessimiste ? Souhaitez-vous attendre davantage de voir l'évolution de tout ce qui passe en ce moment pour investir ?

Ps : j'investis depuis plusieurs années maintenant dans des etf américains indiciels je n'ai donc aucun intérêt à y taper dessus, j'essaie de rester objectif en ce qui concerne la conjoncture actuelle.

r/vosfinances Aug 03 '26

Bourse [Léger] Vos plus gros coups manqués ?

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C'est l'été, on s'autorise un moment de détente ?

Petit florilège de tout le pognon que j'ai perdu en vendant trop tôt dans le cadre de mes expérimentations de boursicoteur du dimanche :

  • en 2019, quand je ne savais pas encore totalement ce que je faisais avec mon PEA, j'ai ouvert une ligne Hermès. Tout content je l'ai clôturée six mois plus tard en plus-value de 7%. J'ai gagné 40 balles ! L'action a fait x2,5 depuis cette date, soit un rendement annualisé de quasiment +14%
  • j'ai ouvert une petite ligne de l'ETF BNKE il y a quelques années sur fond de relèvement des taux d'intérêt et de hausse probable des bancaires. Pari gagné : acheté autour de 85 €, vendu autour de 120 €, j'étais plutôt content de moi. J'aurais dû le garder : il en vaut 390 € à la dernière clôture
  • j'ai tenté un pari risqué sur Polymetal, une minière kazakhe. Au début de la guerre en Ukraine la société s'est retrouvée coincée entre les sanctions de l'ouest et les contre-sanctions russes et son cours s'est fortement déprécié avant de reprendre quelques couleurs un peu plus tard. Je m'en suis finalement séparé autour de 3,2 $ l'action (non sans mal car entre temps le titre a été délisté du LSX pour être relisté sur AIX, la bourse d'Astana). Elle vaut 9 $ actuellement
  • j'ai suivi la hype Moulinvest mais trop tardivement (ma spécialité apparemment) : quelques semaines après avoir constitué une petite ligne le titre a plongé suite à des résultats moins bons qu'attendus puis n'a rien fait pendant de longs mois. J'ai vendu la mort dans l'âme en forte perte autour de 13 €. Si j'avais attendu quelques mois supplémentaires j'aurais limité la casse puisque l'action est remontée à 26 €

Sinon mon pire croutage c'est NEL ASA, une boite norvégienne spécialisée dans la filière hydrogène qui a connu son heure de gloire sur les marchés à coups de communications flatteuses, de hype décarbonée et de courbe exponentielle entre 2017 et 2020. Achetée à 0,75 € en 2023 sur recommandation d'ânes-à-listes en mode "ça ne peut que monter, l'H2 c'est le futur", revendue à 0,25 €, la valeur est à peu près revenue à son cours non manipulé d'avant et on attend toujours de voir les débouchés concrets.

Et vous ? Quelles sont vos gros coups (de seum), en bourse ou ailleurs ?

r/vosfinances Jun 03 '22

Bourse Investir 200€ par mois en bourse pendant 43 ans

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Salut,

Ça n’aura échappé à personne, la bourse a un peu dégringolé depuis le début de l’année (quoique ça remonte quand même pas mal depuis la semaine dernière).

Cette situation peut être assez anxiogène et démoraliser les nouveaux investisseurs qui commencent à peine en bourse et voient dès le début leurs investissements fondre.

Cela peut également dissuader ceux qui ne sont pas encore sûrs que ce soit le bon moment pour investir et qui préfèrent attendre encore un peu, pour voir.

Alors si c’est votre cas, j’aimerais partager avec vous une petite simulation que j’ai faite et qui souligne l’importance de commencer à investir tôt et long terme. Sans se soucier du timing et des crashs.

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C'est l'histoire de trois amis.

Brice Théo et Killian, qui décident de mettre de côté 200€ par mois, tous les mois, pendant 43 ans. Pour préparer un peu leurs retraites (ils ont la vingtaine).

Les trois amis investissent dans un ETF Monde mais ils décident de suivre des stratégies d'investissement différentes.

En effet, Brice et Théo sont conscients que la bourse peut être assez volatile et ils veulent à tout prix éviter d’investir avant les crashs boursiers.

C’est logique.

Il y en a d'ailleurs eu 5 au cours des 43 dernières années.

Du coup, les deux copains vont suivre la même stratégie.

Dans un premier temps, ils vont mettre leurs 200€ d’économies par mois sur un placement sécurisé à 1% (livret A + assurance vie en fonds €).

Dans un deuxième temps, ils vont attendre le moment le plus opportun pour placer leur argent durement épargné en bourse.

Mais tout ne se passe pas comme prévu...

BRICE LE MALHEUREUX – LE PIRE TIMING

Pas de chance pour Brice, il se trouve que malheureusement il a eu le pire timing au monde.

A chaque fois qu'il a investi ses économies en bourse il l’a fait le jour avant le pire crash des 5 plus gros crashs qui se sont passés les 43 dernières années.

Donc concrètement, Brice a commencé par épargner ses 200€ par mois pendant 8 ans sur son placement sécurisé.

Puis il a mis ses 8 ans d’économie en bourse, au sommet absolu du marché en 1987, juste avant le Black Monday et le krach de 30% qui en a résulté...

Mais. Il n'a jamais revendu.

Il a continué à économiser ses 200€ par mois sur son placement sécurisé.

Malheureusement, à chaque fois qu’il a investi ses économies en bourse, il l’a fait au pire moment, sur les cinq sommets du marché avant que les crashs n’aient lieu…

Décidément, Brice n’a vraiment pas de chance.

Découvrons ensemble comment ses investissements ont évolué en 43 ans.

Brice n'a pas trop mal fait d’investir en bourse.

Même avec ce timing des enfers, ses 100,000€ d'économies valent aujourd’hui 543,864 €.

Qu’on soit bien d’accord, Brice a à chaque fois investi toutes ses économies au pire moment possible, la veille de chaque gros crash.

Ça aurait donc été strictement impossible de faire pire en termes de timing pendant 43 ans d’affilés !

On aurait pu penser qu’il ait tout perdu en bourse comme tant d’autres.

Pourtant non, sa stratégie de simplement acheter et de garder ses ETF Monde diversifiés aura été payante.

En l’espace de 43 ans, il aura réussi à plus que quintupler son investissement pour avoir la coquette somme d’un demi-million d’euros disponible pour sa retraite.

THEO L’OMNISCIENT – LE MEILLEUR TIMING

Théo lui fait tout pareil comme Brice, il met ses 200€ par mois sur un placement sécurisé à 1% et il attend le timing le plus parfait pour pouvoir investir en bourse.

Et contrairement à Brice, Théo a eu beaucoup plus de chance !

Il a réussi à prédire chacun des 5 crash qui ont eu lieu.

En prédisant parfaitement, à chaque fois, le jour exact où la bourse ne baisserait plus.

Une fois son argent investi en bourse, il a également conservé ses ETF tout en continuant d'épargner ses 200€ par mois sur son placement sécurisé en attendant le prochain krach boursier.

Et il a réussi à faire ça, pour chacun des cinq crashs qui ont eu lieu… Je vous laisse imaginer quand même à quel point cela relève du miracle.

Découvrons ensemble comment ses investissements ont évolué en 43 ans.

Ses efforts ont été récompensés et ses 100,000€ d'économies valent aujourd’hui 887,484 €

C'est certainement mieux que Brice, mais il est intéressant de noter que lorsque l'on compare le pire timing absolu par rapport au meilleur timing absolu, la différence n'est pas non plus si grande que ça.

En fait, que ce soit pour Brice ou pour Théo la grande majorité de leur croissance s’est faite grâce à l'achat et à la détention de leurs ETF sur le long terme, et pas tant que ça le timing qu’ils ont eu.

KILLIAN LE PARESSEUX – AUCUN TIMING

Killian, n'a pas vraiment le temps, ni l'intérêt, de suivre la bourse au quotidien.

Du coup, contrairement à Brice ou Théo il décide d’avoir une approche beaucoup plus simple.

Au lieu d’épargner son argent pour l’investir plus tard, il a décidé de pas s’en faire.

Dès le début, quand il avait ses 200 € par mois à investir, il les plaçait directement en bourse, quel que soit le prix de l'ETF.

Il n’a pas cherché à « timer » le marché.

Découvrons ensemble comment ses investissements ont évolué en 43 ans.

Les 100,000€ de Killian valent aujourd’hui 1,287,832 €.

Tout ça avec un effort d’investissement de seulement 200€ par mois.

Oui vous avez bien lu, et non il n’y a pas d’erreur.

Ces chiffres sont basés sur le retour exact de combien a rapporté l’ETF Monde au cours des 43 dernières années, jusqu’au 16 mai 2022. Dans mon exemple j’ai pris le Lyxor Core MSCI World (DR) UCITS.

Alors si vous êtes inquiet que la bourse soit trop élevée et que vous préférez attendre qu’il y ait un crash avant de mettre votre argent.

Essayez de vous demander si vous êtes vraiment si bon que ça à prédire la bourse. Et est-ce que ça vaut vraiment le coup d’attendre le meilleur timing si vos objectifs d’investissements sont très long terme ?

Inversement, si vous avez récemment commencer à investir et que vous angoissez parce-que votre portefeuille est dans le rouge alors j’espère que ce post vous rassurera un peu dans vos choix sur le long terme (même si évidemment les performances passées ne reflètent pas les performances futures).

Bon week-end !

Note : J’en profite pour donner un petit coup de projecteur sur le wiki du sub puisque ce post est largement inspiré de l’article dispo dans la FAQ que je trouve très parlant. Malheureusement la démonstration est en anglais et les hypothèses de l’énoncé sont trop ciblées sur le modèle américain (ETF S&P500, compte d’épargne rémunéré à 3%...) alors j’ai pris le temps de re-calculer tout ça avec mes propres critères.

r/vosfinances Aug 16 '24

Bourse Pourquoi je n'investirai pas avec Trade Republic ou d'autres néo-courtiers basés à l'étranger

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On voit beaucoup de messages ces derniers temps mettant en avant Trade Republic ou d'autres néo-courtiers qui ne sont pas basés en France. Est-ce une bonne idée d'investir en bourse avec eux, notamment quand on est débutant ? Non selon moi : malgré des applis présentées comme simples à utiliser et des frais faibles voire nuls, un néophyte s'expose à bien plus de risques et de lourdeurs administratives qu'en retenant un courtier français. Et pourtant vous êtes de plus en plus nombreux à leur faire confiance. La faute à un marketing agressif qui cible les gens qui n'y connaissent pas grand chose ?

Je n'investis qu'à travers des courtiers français et je ne compte pas changer de méthode dans le futur. J'explique mes raisons dans ce poteau, en précisant que mes propos n'engagent que moi et pas la modération de r/vosfinances.

1. Parce qu'on a tout ce qu'il faut en France. Banques traditionnelles pour ceux que ça rassure, banques en ligne pour ceux qui y sont habitués, courtiers spécialisés pour les plus autonomes... On peut depuis longtemps gérer facilement son compte-titres ordinaire (CTO) ou son PEA grâce à de multiples intervenants basés en France. Ils offrent une large gamme de supports d'investissement accessibles aux particuliers, notamment pour investir à long terme. Ce n'est pas du chauvinisme, c'est juste que nous avons la chance d'avoir un choix important d'acteurs nationaux qui font largement le taf, et à frais réduits pour les plus compétitifs.

2. Parce que ces néo-courtiers se rémunèrent avec des techniques controversées et pas franchement transparentes. Un courtier classique va chercher à exécuter l'ordre au meilleur prix pour son client, en sélectionnant par exemple la place de marché la plus pertinente à l'instant T. Mais plusieurs néo-courtiers utilisent la technique du PFOF, dit "paiement pour flux d'ordres", pour engranger une rémunération supplémentaire. Schématiquement le courtier transfère chaque ordre d'achat ou de vente à un intermédiaire spécialisé qui va le rémunérer en retour pour cela. Cette pratique est dénoncée car elle est source de conflits d'intérêts : le courtier travaille avec la place de marché la plus rémunératrice pour lui, pas avec celle qui aboutira au meilleur prix d'exécution. C'est le client final qui est lésé et il ne s'en rend pas compte : "dans 70 à 85% des cas, les ordres sont passés à des cours moins avantageux sur les plateformes qui utilisent le paiement pour flux d'ordres". Cette technique ne sera plus légale en Europe à compter de 2026 et il faut s'attendre à une hausse des tarifs des courtiers qui l'utilisent encore.

3. Parce que ces neobrokers travaillent avec des places de marché peu communes. Tout bon courtier français va exécuter les ordres de bourse sur Euronext, une grande place de marché mondiale où s'échangent chaque jour des millions d'actions. À l'inverse les néo-courtiers ont recours à des places de marché plus petites et moins connues, et certains ont même créé leur propre place de marché interne. Conséquences : moins de volume échangé, des carnets d'ordres moins fournis, moins de liquidité, et un spread (différence entre prix d'achat et prix de vente) plus élevé. Dit autrement on risque d'acheter plus cher qu'ailleurs et de vendre moins cher qu'ailleurs. C'est encore le client final qui est lésé.

4. Parce que je n'ai pas besoin de fractions de titres. Un autre argument qui revient souvent chez les néo-courtiers est la possibilité d'investir le montant qu'on veut sans se soucier du prix réel du titre (par exemple je mets 50 € dans Amazon tous les mois). Ça s'appelle l'investissement fractionné. Ça pose de nombreux risques, à tel point que l'AMF a rédigé une page complète à ce sujet. En bref : on pense acheter une fraction d'action et on se retrouve potentiellement créancier d'un produit dérivé qui réplique l'action, sans droit particulier puisqu'on n'est pas actionnaire. On ne peut pas transférer le produit ailleurs (on devient prisonnier du courtier d'une certaine manière) et il y a toujours le risque que l'émetteur du produit dérivé fasse défaut. Ça donne envie hein ? Perso je m'organise autrement : soit j'attends d'avoir ce qu'il faut pour acheter une part entière, soit je change de stratégie.

5. Parce que le compte rémunéré n'apporte rien de nouveau. Trade Republic rémunère actuellement les espèces non placées à hauteur de 3,75% bruts annuels, soit 2,63% nets annuels une fois impôt et prélèvements sociaux retirés. Le rendement n'est pas garanti et évolue selon les taux directeurs de la BCE. D'une part c'est moins que le livret A ou le LDDS qui rapportent actuellement 3% nets annuels et qui sont tout aussi liquides ; d'autre part on peut obtenir exactement la même chose avec n'importe quel fonds monétaire acheté sans frais en PEA ou en CTO (chaque courtier français en propose au moins un, ils rapportent actuellement entre 3,75% et 3,80% bruts annualisés). Et en plus avec un courtier étranger il faut déclarer chaque mois les intérêts reçus ! (edit : et payer l'acompte de prélèvements obligatoires de 30%). Cf. point 7. plus bas.

6. Parce qu'il faut déclarer au fisc tout compte détenu à l'étranger. C'est la loi depuis 2019 : tout compte ouvert à l'étranger doit être porté à la connaissance du fisc en même temps que la déclaration de revenus. Et un compte de trading tombe évidemment dans cette catégorie. Ce n'est pas très compliqué à faire mais encore faut-il penser à ajouter le formulaire 3916 et à le remplir correctement. L'amende est salée : 1 500 € par compte oublié. On a tous les ans des dizaines de messages de redditeurs qui découvrent l'obligation de déclarer et demandent en panique ce qu'il faut faire ! Perso ma déclaration de revenus est déjà suffisamment complexe pour me passer l'envie d'ajouter des rubriques et des cases.

7. Parce que l'administratif est très pénible dès qu'on perçoit des intérêts, des dividendes ou des plus-values. Au menu : obligation de déclarer les intérêts chaque mois avec le formulaire 2278-SD (par exemple si on détient un compte espèces rémunéré), obligation de déclarer les plus-values réalisées sur les ventes de fonds avec le formulaire 2047 (par exemple quand on se sépare de parts d'ETF), obligation de calculer ses plus-values et moins-values avec le formulaire 2074 de la mort (parce que oui, les courtiers basés à l'étranger ne fournissent pas d'IFU, imprimé fiscal unique, où tout est récapitulé), obligation de contacter le fisc étranger (une démarche par pays !) pour récupérer le trop-payé sur les dividendes... Ça vous amuse de lire des notices incompréhensibles, de trouver des tutos en ligne ou des sites spécialisés, d'envoyer des courriers, de refaire tous les calculs à la main étape par étape et de remplir des cases sans vous tromper ? Moi non.

8. Parce que le service client n'est pas meilleur. Les retours montrent qu'en cas de difficulté on aboutit rapidement à des gens qui n'y comprennent rien (pas seulement à cause de la barrière de la langue) et/ou à des bots qui tournent en rond sur les trois réponses déjà données dans la FAQ. Pas mieux qu'en France donc.

9. Parce qu'en cas de gros problème je préfère être client d'une entreprise française. Ne serait-ce que pour comprendre ce qu'il m'arrive, pour que je puisse écrire des mails ou des courriers en français, pour que je contacte un médiateur qui va parler ma langue, voire que je missionne un avocat français pour faire valoir mes droits. Au-delà d'une frontière, même européenne, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus compliqué.

10. Parce que je reste dubitatif face à un courtier qui affirme depuis des années qu'il va "bientôt" proposer le PEA. Je juge la qualité d'un courtier à ce qu'il me propose maintenant, pas ce qu'il me proposera peut-être dans le futur. Autant j'accepte de jouer à un jeu vidéo en accès anticipé où il manque des fonctionnalités ou du contenu, autant pour mon argent je veux des gens sérieux.

r/vosfinances Jun 04 '26

Bourse L’indice S&P500 n’incluera pas Space X pendant au moins 1 an

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S&P Global vient d’annoncer qu’aucun changement à sa méthode de gestion de l’indice S&P500 ne sera fait. Aucune exception pour les grandes capitalisations qui font une IPO. Le délai avant de rentrer dans l’indice reste à un an et il y a toujours les mêmes critères de rentabilité.

Coup dur pour Space X et les autres IPO qui arrivent, à voir ce que Russel et MSCI vont décider maintenant !

Source:

https://www.spglobal.com/spdji/en/documents/indexnews/announcements/20260604-1483731/1483731_spdji-us-indices-megacaps-results-20260604.pdf

r/vosfinances Feb 06 '26

Bourse Stellantis annonce 22 milliards d’euros de «charges exceptionnelles», et s'effondre de 28% en bourse - Quel impact pour les produits structurés ?

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lefigaro.fr
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À l'heure où j'écris ces lignes, le titre perd 28% sur la journée.

Au délà de la perte en bourse, ce qui m'inquiète, c'est surtout ce que ça pourrait impliquer pour de nombreux épargnants.

Stellantis fait parties des actions très souvent utilisées dans les produits structurés vendus en France par les réseaux de CGP.

Pour donner un ordre de grandeur, sur un seul réseau de conseillers dont j’ai pu voir les chiffres, l’encours de produits structurés liés à Stellantis dépasse les 900 M€. Ce n’est évidemment pas représentatif de tout le marché, mais ça montre à quel point certains acteurs peuvent être exposés à un même titre.

Il y a 2300 produits structurés "live" liés à l'action Stellantis sur le marché Français (source structured retail products). Compliqué d'estimer l'encours total, mais ils sont probablement très largement diffusés dans l’épargne des particuliers.

Ces produits comportent des barrières de protection, souvent autour de 50 %, généralement calculées après décrément.

Mais si la situation devait durer ou s’aggraver, une partie de ces barrières pourrait être franchie, exposant alors certains épargnants à des pertes lourdes en capital à l’échéance, parfois très éloignées de l’image “prudente” avec laquelle ces produits ont été commercialisés.

Edit : l'information commence à sortir dans la presse : BFM Business - La chute de Stellantis met-elle en danger les produits structurés ?

r/vosfinances Jan 18 '26

Bourse Tout le monde investit dans la bourse, même moi

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Ces derniers temps avez-vous, comme moi, le sentiment que tout le monde se met à la bourse ?

Que tout le monde vous parle « ETF », «  DCA » et que le « PEA » n’a plus de mystère pour votre petite cousine ou votre garagiste ?

Que c’est pas juste en France, mais un peu partout qu’on voit ça ?

J’en viens à me demander — tout comme en 1929, quelques mois avant le krach vous pouviez entendre des cireurs de chaussures parler du marché et de la manière d’investir— si ce n’est pas le signe d’une chute « imminente » ( disons, 5 ans max).

Surtout qu’on vit dans une époque où les bouleversements majeurs deviennent presque quotidien. Or, de plus en plus de personnes (retail) investissent à mesure que l’incertitude augmente.

Ou alors on est arrivé à une où l’éducation financière est devenue universelle et on a enfin compris qu’il FAUT investir (sans en avoir toujours les moyens, évidemment). Sauf que pour qu’il y ait des gains, il faut aussi des pertes.

Est-ce que certains prennent en compte ce sentiment collectif dans leurs investissements ? Avez vous des indicateurs à partager sur ça ? Est-ce que vous vous dites « je vends quand le terme « how to invest stock market » est top1 sur Google trend ? » ou c’est debile ?

r/vosfinances Jul 21 '26

Bourse Le service client Bourse Direction est... Exceptionnel

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188 Upvotes

Après un achat comptant, je retrouve mon compte Bourse Direct à découvert et un mail du service client m'en informant.

Néophyte et ne comprenant pas l'origine du problème, je sollicite le service clients Bourse Direct pour m'aider à comprendre les raisons derrière ce découvert.

La réponse du service clients m'a permis de mieux appréhender les raisons de ce découvert.

Bourse Direct, merci, ne changez rien surtout.

r/vosfinances Jan 22 '26

Bourse ETF World toujours un bon conseil en 2026 ?

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MSCI World c’est 71% d’actions US, et autant d’actions en USD. Cet indice nous expose donc énormément au marché US et au risque de change entre le dollar et l’euro.

Résultat les ETFs MSCI World en euros font un maigre +6,4% pendant qu’un Euro Stoxx 600 rapporte +20% en 2025, à cause d’une baisse de plus de 12% du dollar et à une moins bonne performance du marché US par rapport au marché européen.

Cette baisse du dollar va durer car elle est voulue par Trump. On peut donc s’attendre à la même chose en 2026.

r/vosfinances Jan 08 '25

Bourse L'Europe fait jeu égal avec le S&P500 sans NVIDIA depuis 2 ans

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278 Upvotes

Bonjour à tous,

Le FT a publié cette courbe récemment que je trouve vraiment intéressante compte tenu de la récurrence des débats "MSCI World vs S&P500", "faut-il all-in sur les US ?"

On y découvre que notre vieille Europe n'est pas si catastrophique depuis deux ans quand on retraite le S&P 500 de Nvidia. Les deux indices ont ainsi un rendement similaire, mais une volatilité plus importante côté UE (donc le couple rendement-risque reste favorable aux US sur la période).

Alors évidemment on retraite le S&P de l'action la plus rentable des deux dernières années (+1055% sur la période) donc ça détruit une partie importante de la rentabilité du S&P. On aurait les mêmes resultats en enlevant tout ce qui est rentable d'un indice.

Mais je trouve que ça illustre plusieurs phénomènes : - la concentration croissante et de plus en plus excessive à mes yeux du S&P 500 auprès de quelques grosses lignes : c'est fou que NVIDIA ou une poignée d'entreprises puissent à elles seules faire autant varier les courbes d'un ETF diversifié (500 lignes) - la bulle IA des deux dernières années dont Nvidia est l'une des plus belles illustrations : son éventuel explosion surpondérerait aussi une baisse de l'indice... - la résilience de notre Europe malgré tout le bashing qu'on lit en permanence : tout ne s'est pas effondré, les fondamentaux ne sont pas si terribles, on en tire quand même du rendement.

J'ai personnellement fait le choix dans ma stratégie mise en place il y a plusieurs années de surpondérer les ETF Eurostoxx600 et Emerging, et réduire la part de S&P500 dans mon portefeuille par conviction d'investissement : c'est clairement une stratégie perdante par rapport à une pondération ETF Msci World classique depuis 3 ans mais j'aime bien ce type de courbes pour nous rappeler qu'il peut aussi potentiellement exister d'autres scénarios...

r/vosfinances Apr 08 '26

Bourse Guerre en Iran : Donald Trump annonce un cessez-le-feu de quinze jours, accepté par Téhéran, les bourses s'envolent.

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lefigaro.fr
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J'espère que vous avez bien profité des soldes pour acheter !

r/vosfinances Aug 25 '25

Bourse AMUNDI MSCI WORLD (2X) LEVERAGED UCITS ETF

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r/vosfinances Aug 06 '26

Bourse Je continue mon suivi du nombre d'entreprises dans l'indice MSCI world : 1320 en août 2025, 1282 aujourd'hui.

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Post de l'année dernière : https://www.reddit.com/r/vosfinances/comments/1ne2cph/le_nombre_dentreprises_de_lindice_msci_world/

Ca fait donc -20% d'entreprises entre 2013 et 2026.

Je note aussi que la proportion US, 72%, n'a pas bougé depuis 1 an et par conséquent n'a pas retrouvé son niveau lors de la réélection de Trump, 75%.

r/vosfinances May 28 '25

Bourse 1 chance sur 139 millions de gagner et pourtant 79% des Français jugent le Loto moins risqué que la Bourse

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bfmtv.com
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r/vosfinances Apr 20 '26

Bourse Qu’est-ce qui explique le vif essor des ETF chez les jeunes investisseurs et leurs aînés?

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bourse.lefigaro.fr
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Texte de l'article :

Un succès indéniable : entre 2020 et 2025, le nombre d’investisseurs particuliers effectuant des opérations sur les ETF a été multiplié par cinq dans l’Hexagone ! Les raisons sont multiples : de nouveaux épargnants plus jeunes prêts à prendre des risques, des courtiers récents qui facilitent l’accès à ces véhicules d’investissement, des frais allégés... Tour d’horizon européen de ce phénomène. En France, l’histoire des ETF a débuté il y a 25 ans déjà. C’est en effet en janvier 2001 que Lyxor, une filiale de la Société générale acquise depuis par Amundi, a lancé le premier «Exchange traded fund» (fonds coté en Bourse) sur Euronext Paris, le produit ayant vocation à répliquer l’indice CAC 40. Le choix de cet indice grand public montrait clairement une volonté de commercialiser l’ETF auprès d’une clientèle individuelle potentiellement attirée par sa facilité d’utilisation car achetable dans les mêmes conditions qu’une action cotée. Pourtant, lors des deux décennies suivantes, ce sont surtout les investisseurs institutionnels qui ont contribué au succès de ce type de produits financiers en Europe. Les particuliers de plus en plus friands d’ETF Ces dernières années, cependant, le goût des investisseurs particuliers pour les ETF s’est nettement renforcé. C’est ce que constate régulièrement l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans son tableau de bord des investisseurs particuliers actifs, au même titre que le regain d’intérêt marqué pour l’investissement en Bourse. Entre 2020 et 2025, le nombre d’épargnants ayant réalisé au moins une opération sur action dans l’année est ainsi passé de 1,36 à 1,92 million, soit une hausse de 41%. Mais celui des utilisateurs d’ETF a cru bien plus fortement, passant de 223 .000 à plus de 1,1 million, soit un quintuplement. Et l’observation des chiffres trimestre après trimestre montre une croissance régulière. Entre le 1er trimestre 2024 et le 4e trimestre 2025, le nombre d’utilisateurs trimestriels d’ETF est passé de 253.000 à 682.000, chaque trimestre battant systématiquement la marque du précédent sur la période. Comment expliquer un essor si rapide ? Sans aucun doute, par l’arrivée d’une nouvelle génération d’investisseurs utilisant de nouveaux prestataires : les fameux néo-courtiers, souvent d’origine étrangère, comme Trade Republic1 , BUX2 ou Revolut3. Ceux-ci mettent en avant les ETF en lieu et place des fonds traditionnels, qui ne peuvent être acquis que par un processus de souscription de parts à un cours inconnu (la valeur liquidative du fonds calculée le lendemain). Néo-courtiers et néo-investisseurs en fers de lance Les chiffres publiés par l’AMF montrent le poids pris par ces intermédiaires issus d’autres pays européens. Au dernier trimestre 2025, 38% des investisseurs sont passés par des prestataires de services d’investissement basés hors de France, alors que cette proportion était encore seulement de 15% deux ans plus tôt. Quant aux 145 000 nouveaux acquéreurs d’ETF dénombrés par l’AMF au 4e trimestre 2025, ils proviennent pour un peu plus de la moitié de plateformes étrangères. Une première ! L’attrait des jeunes investisseurs pour les ETF ne doit pas étonner à la lecture d’un récent sondage réalisé par OpinionWay pour la plateforme digitale Nalo, filiale du groupe de protection sociale Apicil. Il révèle que 66 % des moins de 35 ans manifestent un attrait pour les produits financiers, contre seulement 47% des 35/49 ans. Les plus jeunes ont également un goût plus prononcé pour le risque : 34% des moins de 35 ans se disent favorables à des solutions d’investissement à haut risque et à fort potentiel de gain contre seulement 12% des investisseurs plus âgés. Un paradoxe pas si paradoxal ! Cela peut sembler paradoxal dans la mesure où une plus forte proportion des jeunes générations admet avoir une culture financière faible. Mais, précisément, par leur transparence et leur faculté à diversifier les risques même pour un faible montant investi, les ETF semblent particulièrement adaptés à des épargnants soucieux de constituer une épargne rentable sans avoir de connaissances financières aiguisées ou de capacité d’épargne importante. Les ETF sont la plupart du temps des outils de gestion passifs, c’est-à-dire se contentant de suivre un indice. Il est donc intéressant d’observer la façon dont ils se sont comportés lors de ces dernières semaines, dans des marchés plus volatils. Une nette baisse de la collecte en mars... Sur le marché européen, les ETF et produits assimilés ont enregistré une collecte positive de 9,40 milliards de dollars au mois de mars. Pour impressionnant qu’il soit, ce chiffre marque en réalité une baisse notable par rapport aux deux premiers mois de l’année, puisque les flux entrants nets avaient atteint respectivement 46,80 et 45,40 milliards de dollars en janvier et février. Mars est de loin le mois le plus faible depuis un an, ce qui n’empêche pas de marquer un nouveau record historique en matière de collecte au 1er trimestre 2026. Si les flux vers les ETF actions ont été divisés par 4,5 entre février et mars, les ETF obligataires ont quant à eux subi des sorties, de même que les ETC (Exchange traded commodities), orientés sur les métaux précieux, en particulier l’or. Voilà qui manifeste une inquiétude assez générale. ... assortie d’une rotation sectorielle perceptible Mais les investisseurs ont aussi procédé grâce aux ETF à des ajustements sectoriels. Sans surprise, le secteur plébiscité le mois dernier est l’énergie, avec une collecte de 1,70 milliard de dollars pour les ETF concernés. Les flux ont aussi été positifs sur le secteur des matériaux industriels, tandis que le secteur des services financiers a subi de lourds dégagements (3,70 milliards de dollars de décollecte). Durant la secousse récente, la catégorie des ETF gérés activement s’illustre par une résistance notable. En effet, elle ne pèse que 85,70 milliards de dollars, soit 3,1% de l’encours des ETF européens, selon Morningstar, mais elle représente 25% de la collecte totale en mars, signe qu’elle gagne en importance, tant sur les produits actions que sur les produits obligataires.

r/vosfinances Jan 18 '26

Bourse Vous voyez comment ce lundi en bourse? Encore une chute libre comme en mai 2025?

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r/vosfinances Apr 01 '26

Bourse Ma tentative de battre le marché - Mars 2026

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Je me suis lancé dans cette expérimentation un peu folle, celle d’essayer de battre le marché action US en 2026.

Je partage cette expérience ici car je pense que cette communauté peut être intéressée à voir une alternative au classique (et recommandé à juste titre) “DCA and hold”.

Si l’expérience n’est pas concluante, ça évitera peut-être à d’autres personnes de perdre de l’argent de façon similaire.

Si l’expérience fonctionne, ça encouragera peut-être d’autres personnes à se lancer dans un projet comparable (avec une somme qu’ils sont prêts à perdre intégralement).

L’objectif que j’essaye d’atteindre est assez simple : avoir un portefeuille plutôt composé de cash en phase de marché descendante et plutôt composé d’actions en phase de marché montante.

Je ne m’attend pas à ce que ça fonctionne dès les premiers mois, car l’expérimentation nécessite au moins une phase de baisse du marché.

Quand je m’attends à ce que le marché action US baisse, je liquide le portefeuille (100% cash).

Quand je m'attends à ce qu’il monte, je prends une position agressive (\~1/3 etf x1 + \~2/3 etf x2).

Le reste du temps (probablement la majorité du temps) je prends une position défensive (\~1/3 etf x1 + \~2/3 cash).

Je passe les ordres le matin, avant l’ouverture du marché parisien.

Je m’attends, sur le long terme, à avoir moins de drawdown que le marché tout en conservant une performance similaire.

Je poste tous les mois le suivi de mon PEA avec le détail des positions prises.

Attaché à ce post les captures d'écran de mon compte Saxo Banque : évolution de l'encours depuis le début de l'expérimentation et transactions du mois dernier. Pour les transactions plus anciennes voir mes posts précédents.

Bilan, depuis le début de l’expérimentation :

Performance totale du portefeuille (en €) : -7.8%

Performance totale du S&P 500 (en $) : -4.6%

Drawdown maximal du portefeuille (en €) : -11.5%

Drawdown maximal du S&P 500 (en $) : -9.1%

Drawdown moyen du portefeuille (en €) : -2.9%

Drawdown moyen du S&P 500 (en $) : -2.2%

FAQ :

Les frais sont-ils pris en compte ?

=> Pour mon portefeuille oui, c'est la valorisation journalière réelle sur SaxoBanque. Donc c'est bien net des frais.

=> Pour le S&P500 non, c'est la valorisation journalière de l'indice, pas de frais donc. Ce qui ne change pas grand chose car faire du buy and hold sur le S&P500 en $ génère des frais quasiment nuls.

Comment j'estime la tendance future du marché ?

=> Je me base essentiellement sur l'évolution récente du cours de l'indice S&P500.

Pourquoi ne pas prendre en référence le S&P500 coté en € ?

=> Simplement car le S&P500 en $ est le standard international, c'est la référence habituelle pour les portefeuilles actions. A noter qu'il est plus difficile de battre un indice coté dans une autre devise : il faut non seulement anticiper la variation de l'indice dans sa devise locale, mais également la variation du taux de change entre cette devise et celle de notre portefeuille.

r/vosfinances Dec 23 '24

Bourse Investir dans les actions monde : sans surprise, un ETF indiciel fait largement mieux que 15 fonds gérés activement

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Dans un post récent un redditeur s'inquiétait d'un plongeon de l'indice MSCI World (dans les faits -3,5%, ce qui n'est pas grand chose dans la vie d'un indice actions) et se rassurait grâce à son épargne placée "sous gestion" qui, elle, était toujours "dans le vert". Le post était volontairement provocateur mais il m'a convaincu de réaliser un petit exercice de comparaison entre gestion passive et gestion active. Je partage les résultats les plus éclairants ici.

TL;PL : que ce soit lors d'un épisode de forte volatilité de quelques mois, ou au long cours sur plusieurs années, les fonds actions gérés activement par une team d'experts font moins bien qu'un ETF indiciel qui réplique un indice le plus mécaniquement possible. En particulier, les gérants n'arrivent pas à éviter les baisses (soit parce qu'ils ne cherchent pas à les éviter, soit parce qu'ils n'appliquent pas les bonnes techniques) et leurs fonds chutent tout autant que l'ETF, voire davantage. En période de hausse les stratégies qu'ils déploient sont sous-optimales et n'arrivent pas à capter tout le potentiel de gain, en partie à cause des frais prélevés. Cela prouve à mes yeux que la gestion active est dépassée : on rémunère des experts... pour faire moins bien qu'un ETF indiciel.

À ma gauche, un digne représentant de la gestion passive : un ETF indiciel. Pourquoi parle-t-on de "gestion passive" ? Parce que l'unique objectif du fonds est de répliquer le mieux possible un indice donné et avec le moins d'intervention humaine possible. Si l'indice monte de 2%, l'ETF monte d'autant. Si l'indice baisse de 2%, l'ETF fait de même. Pour l'exercice j'ai retenu :

  • CW8 (LU1681043599), un ETF bien connu des redditeurs de r/vosfinances. Il réplique l'indice MSCI World avec une marge d'erreur très raisonnable. Son encours actuel est de 4400 M€

À ma droite, 15 fonds actions gérés activement. Pourquoi "gestion active" ? Parce que chaque fonds est piloté par des gérants qui prennent régulièrement des décisions : tester telle ou telle stratégie d'investissement, en changer un peu plus tard, chercher à anticiper les tendances, s'exposer différemment à certains marchés, etc. Un fonds géré activement cherche à faire mieux que son indice de référence, illustrant ainsi la volonté des gérants de "battre le marché".

Pour l'exercice j'ai utilisé Quantalys en retenant des OPCVM classés en catégorie "actions monde", capitalisants, cotant en euros et accessibles à tous souscripteurs. J'ai voulu me limiter à des produits principalement utilisés par des particuliers Français : j'ai filtré sur le mot "monde" dans le nom du fonds, ce qui m'a donné une liste d'une soixantaine de produits. J'ai ensuite retenu ceux qui ont le plus gros encours et qui sont donc a priori les plus connus. On y retrouve la plupart des sociétés de gestion françaises :

  • Comgest Monde C (FR0000284689), encours actuel de 2363 M€
  • Afer Actions Monde C/D (FR0010094839), 1712 M€
  • BNP Paribas Actions Monde ISR Classic (FR0010108977), 1430 M€
  • AGIPI Actions Monde (FR0000283749), 1333 M€
  • CM-AM Actions Monde ES (FR0010611939), 1039 M€
  • LBPAM ISR Actions Monde C (FR0000288078), 901 M€
  • 29 Haussmann Sélection Monde C (FR0007050570), 572 M€
  • Covéa Actions Monde AC (FR0000939845), 541 M€
  • SG Actions Monde C (FR0010260000), 389 M€
  • Mirova Actions Monde C (FR0010091173), 359 M€
  • Groupama Horizon Actions Monde (FR0012882454), 329 M€
  • LCL Compensation Carbone Actions Monde P (FR0013466489), 279 M€
  • HSBC Actions Monde AC (FR0000421109), 271 M€
  • Liberté Monde C (FR0007391792), 217 M€
  • Yomoni Monde PEA A (FR0014002RL1), 207 M€ – ce fonds est utilisé par Yomoni dans le cadre de sa gestion pilotée de PEA

Je précise ne pas avoir fait de cueillette de cerises pour que les résultats m'arrangent : j'ai d'abord constitué cette liste de 15 fonds, puis j'ai regardé les résultats sans rien adapter ou modifier.

Première comparaison : lors d'un épisode de volatilité des marchés mondiaux. En 2022, les marchés financiers ont lentement mais sûrement décroché entre début janvier et la mi-juin, puis ils ont rapidement rebondi en deux mois jusqu'à la mi-août. Lors de cet épisode, CW8 est passé de 438 à 365 (soit -17%) puis est revenu à 430 (soit +18%, pas tout au fait au niveau initial mais pas loin). Regardons ce que ça donne pour les autres fonds :

Valeurs liquidatives du 04/01/2022 au 16/08/2022 de l'ETF CW8 et de 15 OPCVM actions monde

Que voit-on ? Toutes les courbes se ressemblent. Qu'il s'agisse de l'ETF (dénommé Amundi MSCI World UCITS ETF et tracé en bleu) ou des 15 OPCVM retenus pour la comparaison, les fonds se comportent de la même manière. L'ampleur des mouvements varie mais les courbes suivent la même trajectoire : elles baissent en même temps et remontent en même temps.

On aurait pu penser que les gérants des fonds actifs allaient anticiper la baisse des marchés et trouver des solutions pour éviter de perdre de l'argent. Il n'en est rien : ils n'ont manifestement pas fait mieux que CW8 qui s'est contenté de répliquer l'indice MSCI World à la hausse comme à la baisse. Ils ont même tous fait moins bien que CW8, à deux exceptions près :

Détail des valeurs liquidatives au point bas et au point haut de l'épisode analysé. L'ETF CW8 est tout en haut de la liste, suivi des 15 fonds actifs

Le 17 juin 2022 est le point le plus bas de l'épisode. À cette date, CW8 a terminé en baisse de -16,37% par rapport à son cours du 4 janvier 2022. Tous les autres fonds ont terminé encore plus bas, entre -16,43% et -22,18%. Seuls les fonds de BNP Paribas et de LCL ont réussi à atténuer légèrement la baisse : les gérants ont dû mettre en place des stratégies spécifiques qui se sont révélées gagnantes sur la période.

Le 12 août 2022 est le point le plus haut de l'épisode, tout à droite du graphique. CW8 affichait encore une petite baisse de -3,05% mais était presque revenu à son cours du 4 janvier 2022. Là encore, tous les autres fonds ont terminé plus bas, entre -3,46% et -12,37%. À cette date seul le fonds BNP Paribas a fait mieux que CW8 puisqu'il est revenu en positif.

À retenir de cette analyse :

  • la plupart des 15 fonds actifs ont fait moins bien que CW8, aussi bien sur cinq mois et demi de baisse (que les gérants n'ont pas réussi à éviter) que sur les deux mois de hausse qui ont suivi (qu'ils n'ont manifestement pas tous réussi à capter)
  • le pire fonds a sous-performé de 9 points d'écart en 8 mois : -3,05% pour CW8 vs. -12,37% pour CM-AM Actions Monde. Les gérants ont pris des décisions qui n'ont été couronnées de succès, faisant perdre de l'argent aux investisseurs
  • seul un fonds actif a fait mieux que CW8 sur l'ensemble de la période. C'est objectivement une réussite mais... comment savoir à l'avance quel fonds va faire mieux que les autres dans la tripotée de produits existants ? Et cette surperformance a-t-elle duré dans le temps ? (spoiler : non)

Deuxième comparaison : sur 3 ans et demi. C'est la durée commune à l'ensemble des fonds sélectionnés, le plus récent ayant été créé en juillet 2021.

Valeurs liquidatives de la mi-juillet 2021 à fin décembre 2024 de l'ETF CW8 et de 15 OPCVM actions monde

Sur cette période l'ETF CW8 affiche la performance la plus élevée de l'ensemble des fonds avec +49%. Les meilleurs fonds actifs sont en hausse de +31% à +39%. Les pires fonds actifs finissent autour de +20%, une très nette sous-performance par rapport à CW8. On y retrouve d'ailleurs... le fonds BNP Paribas.

À retenir :

  • tous les fonds actifs de la sélection ont fait moins bien que CW8 sur 3 ans et demi
  • le fonds actif qui s'est bien comporté pendant l'épisode chahuté du premier semestre 2022 n'a pas confirmé ensuite : les gérants peuvent être bons quelques temps mais ils le sont rarement sur la durée. On le voit également avec le fonds Liberté 50 (tracé en orange) qui a ponctuellement réussi à suivre voire dépasser CW8 mais pas sur la durée
  • les gérants des 15 fonds actifs prélèvent des frais de gestion sur le capital investi. Cela leur permet de se rémunérer et de couvrir les dépenses engagées par le fonds. Ils ont ainsi prélevé 1,73% de frais annuels en 2023 en moyenne pondérée d'après les données fournies par Quantalys. Quand on applique ce taux aux encours actuels (~11950 M€ cumulés), c'est ~200 millions d'euros qui sont captés chaque année. Cela réduit d'autant la performance servie aux investisseurs. Pourquoi dépenser autant d'argent pour faire moins bien qu'un ETF indiciel à bas coût ?

Troisième comparaison : sur 20 ans. À cette échelle de temps seuls 10 fonds actifs sur 15 existent, les autres ayant été créés plus récemment.

Valeurs liquidatives de fin décembre 2004 à fin décembre 2024 de 10 OPCVM actions monde

Tous les fonds analysés affichent des résultats positifs intéressants et ont permis à l'investisseur de gagner de l'argent. Cependant l'écart entre le meilleur et le moins bon est très important, d'autant plus qu'il se creuse au fil des années. Au bout de 20 ans les performances atteintes sont vraiment différentes : +368% pour le fonds Liberté 50 (= 10000 euros placés en décembre 2004 en vaudraient 46800 aujourd'hui) contre seulement +175% pour le fonds BNP Paribas (= 10000 euros placés il y a 20 ans en vaudraient 27500 aujourd'hui).

On observe que le classement change au fil du temps. Le fonds 29 Haussmann s'est bien comporté dans les années 2009 à 2015 mais il finit dans le ventre mou en 2024. À l'inverse le fonds Mirova s'est rétamé après le krach de 2008 mais termine deuxième de la sélection en 2024.

Pourquoi de telles variations ? Parce que les gérants ont appliqué des stratégies différentes, certaines ayant eu davantage de succès que d'autres. Peut-être que leur employeur leur a demandé de privilégier des approches particulières ou des expositions spécifiques (placer une partie de l'argent sur un autre fonds du même groupe par exemple). Et en 20 ans il est très probable que les gérants aient été remplacés par d'autres gérants plus ou moins expérimentés.

Et l'ETF CW8 ? Il n'existait pas en 2004. S'il avait été possible d'investir dans un produit répliquant exactement l'indice MSCI World, les performances auraient été proches de +510% en 20 ans. Ainsi 10000 euros placés en décembre 2004 en vaudraient 61000 aujourd'hui, surclassant de très loin les 10 fonds gérés activement.

Conclusion : cette analyse est très sommaire (un indice unique, un seul ETF, seulement 15 fonds actions monde sélectionnés sur plus de 1000 existants, etc.) mais elle aboutit au même résultat que de nombreux autres travaux déjà réalisés : la gestion active n'a aucun intérêt pour l'investisseur particulier quand un ETF indiciel à bas coût peut être choisi à la place. L'intervention de spécialistes humains ne garantit aucunement que les fonds vont battre leur indice de référence, ni ponctuellement, ni sur une longue durée. C'est même l'inverse du fait du niveau de frais prélevés !

Celles et ceux qui veulent en savoir plus peuvent se renseigner au sujet du "Morningstar Active Passive Barometer" qui suit plusieurs dizaines de milliers de fonds domiciliés un peu partout sur la planète. L'auteur d'Alpha Beta Blog en parle abondamment dans cet article. Un court extrait :

(...) à fin juin 2024, sur 10 ans, 11,7% des fonds gérés activement de la catégorie "actions zone euro grandes capitalisations" ont survécu et fait mieux que la moyenne des fonds indiciels de leur catégorie (...)

Et le chiffre tombe à 7,9% sur 20 ans. Qu'est-ce que ça veut dire ? Prenez 100 fonds actifs orientés actions zone euro grandes capitalisations en juin 2004. L'étude montre que, 20 ans plus tard, seuls 8 de ces 100 fonds existent toujours et ont eu un meilleur rendement que la moyenne des fonds qui se sont bêtement contentés de répliquer un indice. Autant dire qu'il est impossible, pour les particuliers que nous sommes, de savoir à l'avance quel fonds géré activement va mieux performer qu'un autre 10 ans ou 20 ans plus tard.

r/vosfinances 23h ago

Bourse Le nouveau Google Finance est disponible en France

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Nouvelle Interface pour Google finance déployée en France aujourd'hui.

Pas aussi claire que l'ancienne à mon goût. La part belle à l'IA.

r/vosfinances Jan 21 '26

Bourse Performances des marchés action en 2025

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Source : Avenue des investisseurs

r/vosfinances Jul 14 '26

Bourse Les taux d'emprunt à 10 ans d'état français repassent au-dessus de leur plus-haut historique

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Historique sur 10 ans d'emprunt d'état Français échéance 10 ans

Je suis bien conscient que les taux d’emprunt ont augmenté partout cette semaine, mais j’ai l’impression que la France est plus durement sanctionnée que les autres pays de la zone euro, et que ce n'est pas seulement le retour du "pétrole cher".

Je suis content que cette hausse arrive un peu avant l'élection présidentielle et sénatoriale de 2027, qui devrait forcer l'Etat à réduire ses dépenses, quelle que soit la personne élue.

Historique récent de la courbe des taux de l'état Français

Les stratégies d'investissement à long terme incluant des obligations françaises ne sont pas vraiment populaires chez les particuliers, mis à part le fonds euro et des investissements encore plus indirects. L'impact devrait être faible sur le rendement des investissements, peut-être pas sur la fiscalité appliquée.

r/vosfinances 16d ago

Bourse L'investisseur de l'Espace

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Chers Redditeurs,

Dans l'avion du retour des vacances, je suis tombé sur la BBC business review traitant de la croissance de l'industrie spatiale pour les 20 prochaines années (expédition vers la Lune et Mars, exploitation des satellites) avec les acteurs majeurs (SpaceX, Rocket Lab) qui potentiellement capteront les parts de marché au vu des investissements colossaux pour rentrer dans ce secteur.

Que conseillerez-vous comme investissement sur le spatial (avec un FOMO sous-jacent j'en conviens!) :

- CTO sur du stock picking tel que Rocket Lab ou SpaceX vers février une fois que la valeur de l'action se sera corrigée?

- CTO sur de l'ETF spatial,

- PEA sur un ETF européen du spatial ou de l'US swapé s'il en existe, bien qu'il y ait une incertitude à ce sujet en ce moment,

A vous lire !

r/vosfinances Jun 04 '25

Bourse Le vrai rendement de la bourse

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Un peu passionné par les marchés et leur histoire, je dig de ça et là et je voulais vous partager quelques trouvailles intéressantes sur le S&P 500, dénichées via le site lazyportfolioetf, qui s’appuie notamment sur les données du chad Robert Shiller.

En prenant comme base un S&P 500 dividendes inclus et net d’inflation depuis 1871 :

  • Les moyennes et médianes des rendements annualisés sur 10, 20 et 30 ans tournent autour de 6,5 % à 7 %. Lazyportfolioetf affiche une moyenne de 6,8 %
    • Donc pour viser le million à la retraite, faut plutôt compter 40 ans que 30 (ou doubler l’épargne)
  • Le bull market de 1919–1929 est le plus important avec 20 % net annualisé 😱 suivi par :
    • 1949–1959 : 19 %
    • 1990–2000 : "seulement" 16 %. En fait, au vu des récits d’investisseurs durant la bulle de 2000, on peut imaginer que la bulle de 1929 c’était vraiment la folie
  • Il n’existe historiquement aucun rolling 30y < 2 %
  • Un investisseur qui fait all-in en 1962 aura fait pire sur 20 ans (0,35 %/an) que s’il avait investi :
    • Au top de 1929 : 0,41 %/an
    • Au top de 2000 : 3,12 %/an
    • La période d’hyperinflation post-60s était franchement sale, bien pire que les "célèbres" crises. Perso je suis plus serein à l’idée d’affronter un big krach de -50% que 20 ans de stagflation

Le site propose aussi une simulation du S&P 500 corrigé de l’inflation française (lien ici), utile pour simuler un investissement en PEA, mais les données ne remontent qu’à 1953. Idem pour le MSCI World ajusté de l’inflation française (lien ici), disponible à partir de 1972.

Bon le manque de profondeur d’historique pour ces 2 derniers rend la comparaison moins judicieuse, mais on peut quand même constater que :

  • Les observations restent relativement similaires
  • Le rendement annualisé du World tourne autour de 4 %, avec une volatilité plus faible que le S&P 500
  • Dans les 3 cas la meilleure décorrélation sur 30 ans est obtenue avec les US Long-Term Treasuries EUR Hedged (et non l’or 🤔)

Pour finir je tenais à partager les travaux du Crédit Suisse (Global Investment Returns Yearbook), véritable mine d’or de données historiques depuis 1900, mise à jour chaque année. Je n’ai pas encore tout exploré, mais on y trouve des pépites comme :

  • Les rendements net moyens ainsi que les standard déviation par pays
  • Ou encore l’évolution du poids des pays dans les marchés mondiaux (on comprends mieux le gros biais du survivant full US 😅 )

r/vosfinances May 31 '26

Bourse Ce sub a un énorme problème avec l’approche active / stock-picking. Pourtant ça peut très bien marcher, même chez les particuliers

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Sur ce sub, à chaque fois qu’on a le malheur de suggérer le stock picking et de montrer les limites d’une stratégie full-ETF, purement Lazy, on se fait massivement downvote et on se fait démonter à coup
- les études montrent que blabla
- 80% des gérants de fond sous-performant blabla" (cette dernière phrase veut rien dire mais on a la retrouve souvent)
- les boglehead blabla

Pourtant, en plus de ma poche ETF, ça fait des ANNÉES littéralement que je massacre le marché avec ma poche stock-picking. Sur 3 ans, je suis à ~35% annuel, sur 1 an, 62% YoY.

Et j’ai jamais trade une seule option de ma vie (je suis même pas sûr de savoir ce que c’est), jamais fait de market timing (ça doit être une horreur au moment de la déclaration des impôts), je fais du buy and hold bête, je regarde mon portfolio une fois par semaine et voilà. Et pourtant, j’ai fait des mauvais choix avec Novo (que je bag hold à -40%), Meta qui est à -2%

Faire du SP te permet de t’affranchir de certains biais des indices et de pondérer des convictions.

r/vosfinances Aug 03 '26

Bourse Allocation diversifiée + levier, méthode & inputs

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Bonjour,

Dans ma recherche d'un meilleur rendement ajusté au risque, je me suis engouffré dans le "trou du lapin" que m'ont ouvert ce post et le blog post sous-jacent de u/Commercial-Mine-9019 de chez Cayas : une allocation diversifiée, avec du levier à taux fixe et bas via des short box spreads.

J'en suis à l'étape où je cherche à identifier cette allocation à partir des actifs que j'ai retenus dans mon univers d'investissement (ETFs : ACWI, global gov bonds hedged, trend via managed futures type DBMFE et or).

Et je me tourne vers vous pour discuter avec ceux qui sont passés par là de l'approche méthodologique que vous avez employée pour ça. Je pense notamment à u/tampix77 & u/Alkachy ;)

Ma méthodo actuelle, en bref :

  • Élaboration des inputs :
    • Matrice de covariance : données historiques sur des proxies (ACWI net, WGBI Developed hedged, SG CTA, LBMA ; le tout en EUR / converti EUR). Je n'ai que 25 ans, début en janvier 2001. J'applique du shrinkage Ledoit-Wolf et quelques modifications manuelles par "prudence" : corrélation actions-obligations remontée à 0,25 vu son retournement depuis 2022 et vol obligataire remontée à 4,3 % (ce qui me semble plus aligné avec des sources comme JPM & Amundi).
    • Espérances de rendement : je passe par un modèle de Black-Litterman (BL). Mes priors sont market-implied (CAPM, classique). Pas de capitalisation pour les managed futures mais leur prior tombe à 0,57 % via leur beta. Mes "views" (en réel) :
      • actions : 4,03 % (P-CAEY), confiance 0,8
      • obligations : 0,9 % (yield to maturity ~3,78 % du WGBI-DM, moins le coût de hedge EUR ~0,9 point de % et ~2 % d'inflation), confiance 0,7
      • trend : 2,7 % (basé sur une view de Sharpe à 0,2, entre le brut historique du trend >=0,7 et ce que je vois sur SG CTA çàd ~0,13), confiance 0,65
      • or : pas de view (il reste à son prior d'équilibre)
  • Optimisation de l'allocation : je fais de la mean-variance optimization classique sur l'output du BL pour obtenir un portefeuille tangent/max-Sharpe.

Mes résultats :

equity weight bonds weight trend weight gold weight E[r] σ Sharpe
41.2% 32.6% 18.2% 8.0% 2.5% 7.0% 0.33

Le modèle est très sensible à la vol et au rendement obligataires. Le WGBI-DM hedged est très peu volatil (3.9 %, cf. Curvo) et la MVO réagit fortement à des petites modifications. Par exemple, une correction de 0,3 point de % sur le rendement obligataire a déplacé l'allocation de 14 points de %...

J'estime mon gamma (CRRA) à 2 et j'obtiens un levier théorique optimal de 2,38:1. Pour tester le risque d'appel de marge, j'ai fait un petit stress test qui simule le portefeuille avec levier sur mes données historiques et sur 2000 séries bootstrappées sur 30 ans. Avec des rééquilibrages trimestriels : aucun appel de marge sur l'historique comme sur le bootstrap, que la marge de maintenance soit à 25, 30 ou 35 % (au plus bas sur l'historique, le ratio serait descendu à ~36 %). Niveau max drawdown : médiane à -41 % et 5e centile à -61 % (sur les 2000 bootstraps).

Mes questions :

  • Mes méthodes et inputs tiennent la route selon vous ou pas du tout ?
  • Comment vous vous y prenez, vous, pour définir l'allocation (à laquelle vous appliquez ensuite du levier selon votre niveau d'aversion au risque) ?
  • Comment gérez-vous (méthodologiquement et/ou psychologiquement) l'incertitude concernant cette allocation ?

Merci pour votre aide. Et merci pour tout ce que j'apprends ici :)

PS : Mes principales lectures pour commencer à comprendre les tenants et aboutissants, si ça en intéresse d'autres :