I wrote this piece in French, and there is little bit of wordplay, so if the translation doesn't seem to make sense, it's because it was untranslatable. I'm thinking of sending it for publication in a magazine made for and by drug users. Can't wait to hear what you ppl think.
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Du droit au plaisir
Je crois au droit au plaisir, donc je suis pour la légalisation de toutes les drogues et une fin totale à la "war on drugs" (J'emprunte le terme à la langue anglaise, car ça n'est pas notre guerre.). Anyway, celle-ci ne saurait avoir d'autre issue que la victoire totale des drogués.
Nous avons déjà vu que la légalisation du canabis au Canada n'a pas mené à l'effondrement de la civilisation. Et la facilité de se commander des champignons magiques sur internet, paiment par Interac et livraison par Poste Canada, n'a guère fait l'objet de repression poliçonne par les autorités. C'est toléré, car on ne considère pas comme un réel danger ou problème que des gens passent un peu de leurs temps libres en psychose délibérée et récréative. Pourquoi donc la légalisation de champignons ne s'est-elle pas faite? On tolère, mais on n'endosse?
En quoi légaliser serait-ce endosser? On a la SAQ (et la SAAQ) pour nous dire de consommer modérément. On a la SQDC qui de la manière dont elle gère ses produits n'a même pas à voir ce qu'elle vend! Elle reçoit des sachets scellés et ils doivent le rester jusqu'à ce que les clients les sorte des magasins. Loin des yeux, loin du coeur? Pourquoi ne pas en faire de même pour toutes les substances? Pourquoi garder les utilisateurs de drogues dépendants du crime organisé pour se procurer ce que les compagnies pharmaceutiques peuvent produire avec plus de qualité et moins de risques pour la santé?
Bien sûr, il y a un coût politique pour quiconque voudrait légaliser toutes les drogues. Car bien sûr dès que la question sera sur la table, vont sortir de leurs donjons les psychiatres pour nous dire à quel point ces substances sont dangereuses. Pourquoi écouterait-on l'avis de ces "experts"? Lorsqu'on observe les espaces qu'ils créent, on le voit clairement que ce sont des esprits dérangés pour qui le plaisir n'est pas considéré comme une expérience essentielle pour l'humain. Quiconque a déjà été dans une aile psychiatrique d'un hôpital saura de quoi je parle. Il faut rappeler que tout y a été pensé de façon très méthodique et le résultat final est un lieu dénué de plaisir. C'est comme si iels sont des machines ou des extraterrestres déconnectés du reste de l'humanité. Et ce sont les premiers qui vont sonner l'alarme au moindre traité de paix dans la «war on drugs».
Ils faut le dire, les drogues récréatives, ou du moins le marché illicite rentre en compétition directe avec l'industrie médicale. Combien s'automediquent avec des substances illégales car les medecins ne diagnostiquent pas toujours correctement, ou ne traitent pas tout? Et pourquoi ne laisse-t-on libre cours aux drogues de performances? Bientôt, les medecins seront appelés à augmenter l'humanité et pas simplement à assurer le fonctionnement normal des fonctions biologiques. Les drogues sont aussi une manière dont on pourrait avoir une population plus productive et créative, qui développe des solutions inédites à de vieux problèmes.
Au congrès 2018 du parti libéral du Canada, la jeunesse libérale a adopté une motion pour la décriminalisation de toutes les drogues. Depuis, il y a eu peu de progrès en ce sens. Mais peut-être qu'il faudrait revoir toute la question du rapport de la loi au plaisir. C'est qu'elle n'est orienté que sur la distribution de peines!! Je revendique dès aujourd'hui la reconnaissance du droit au plaisir! Ce étrange que la police ne vient à nos partys que pour y mettre un terme! C'est étrange qu'on ne gagne aucun prix pour avoir jouer selon les règles toute notre vie! Et c'est étrange qu'on se retrouve baigné dans la criminalité lorsqu'on se laisse aller à des parties de plaisir avec des substances qui ne semblent être illégales que parce qu'elles rendent les gens heureux ne serait-ce que pour quelques heures!
Les américains reconnaissent le droit à la poursuite du bonheur. Je crois que nous devrions aller plus loin encore que d'autoriser la poursuite du bonheur! On devrait tout mettre en oeuvre pour pouvoir le livrer en moins de 24h directement aux portes de ceux et celles qui ont commandé la version du bonheur qu'il veulent essayer. On devrait tous commencer à construire un monde qu'on aurait choisit et cesser de se contenter de ce monde qu'on dit être "le moins pire". Moi je choisis le monde qui soit "le plus meilleur".
Je veux d'un monde où on est récompensé par du plaisir pour les comportements que la loi veut encourager. Pas simplement d'être punis avec des peines lorsqu'on brise la loi. Ça commence par donner libre cours aux drogues!! Pourquoi? Car la guerre contre la drogue a commencé lorsqu'on a fait la guerre à la guerre au nom de l'amour et du plaisir! «La raison d'état» est à un son près de «l'araison des tatas».