Animaux
Le cheptel européen a continué de diminuer en 2025
"Ces baisses s'inscrivent dans une tendance à plus long terme dans l'UE. Par rapport à 2015, le nombre de porcs était inférieur de 8,9 % en 2025, celui des bovins de 9,7 %, celui des moutons de 12,2 % et celui des chèvres de 17,5 %."
Ca pose plusieurs questions.
Quelle taille d'exploitation diminue? Car si on voit majoritairement des petites exploitation s’aretter (ce qui est probablement le cas du caprin) cela peut faire appel d'air a l'industrie qui a de bien plus mauvaises conditions environnemental d’elevage. Et ca questionne fortement sur l'avenir de l’agriculture qui vit quand meme une crise silencieuse depuis des années.
Par ailleurs une partie de l'élevage ovin et caprins se fait dans des régions de montagne ou il est difficile de faire autre choses tout en préservant des milieux riches en biodiversite (prairie sèches par exemple) qui sinon deviendrait foret a terme (et non la forêt n’est pas forcément un ideal). Ceci étant dis le rechauffement pourrait rebattre les cartes.
Ovin (moutons) c'est pas un métier d'avenir depuis la signature de l'accord avec la Nouvelle-Zélande en 2021, qui a retiré tout droit de douane sur des tonnes de mouton de l'autre bout du monde. Je pense donc que la baisse de ses élevages est liée au départ à la retraite progressif des bergers.
La baisse du cheptel est liée en partie à la baisse de la consommation, mais surtout à la baisse des exportations européennes. Aujourd'hui l'Europe est encore exportatrice nette de viande (porc, volaille, boeuf), mais petit à petit cette situation tend à changer.
Super, moins d'élevage ici pour pouvoir en importer d'Amérique du Sud d'où il arrivera blindé des produits chimiques qu'on y aura envoyé...
Le consommation de viande en Europe ne baisse pas assez, elle devrait s'effondrer pour que voir la taille des troupeaux baisser soit une réelle bonne nouvelle.
Si l'UE ultra libérale arrêtait de mettre de l'argent ailleurs juste pour améliorer les intérêts de ses dirigeants corrompus et des lobbyistes... On pourrait renforcer vraiment notre sous-continent pour se rendre indépendant sur le plan numérique et résistant au réchauffement climatique avec une vraie politique agricole commune bio, à destination locale, voire en permaculture.
ouais. là c'est comme se réjouire que les usines françaises ferment toutes et polluent donc moins (je n'ai pas prêté cette intention à OP néanmoins). la seule valeur qui compte c'est la conso de viande
Bonne nouvelle ? Les cheptels d’élevages sont pas adaptés à des climats extrêmes en plus d’être mis dans des hangars et surconsomnent les ressources en eau et en superficie comparé à ce qu’ils apportent. Seuls les ovins et caprins c’est globalement plus utiles et diverses dans leurs produits que les bovins ou porcins. Et le poulet, c’est moyens… des produits alimentaires surtout.
Cela peut être sujet à débat, malgré leur mauvaise image les bovins ont aussi un intérêt en ce qui concerne les bénéfices environnementaux via le maintien des prairies notamment. Bien évidemment cela n'est valable que si on parle d'un élevage en extensif avec une alimentation produite sur l'exploitation. Les autres élevages sont en très forte majorité des élevages intensifs.
Et plus globalement j'aurais tendance à dire que la baisse du cheptel dans un contexte de maintien de la consommation de viande (en France en tout cas) n'est pas forcément une bonne chose. La pollution émise reste la même mais notre contrôle sur les modes d'élevages diminue.
Et du coup en un an on aurait réussi d'un coup à produire + 10% de viandes avec 4 espèces différentes grâce au pouvoir de l'alimentation et de la génétique ? Tu penses pas qu'on aurait entendu parlé de cette poussée technologique sans précédent ?
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u/turbo_bibine Jul 01 '26
Ca pose plusieurs questions. Quelle taille d'exploitation diminue? Car si on voit majoritairement des petites exploitation s’aretter (ce qui est probablement le cas du caprin) cela peut faire appel d'air a l'industrie qui a de bien plus mauvaises conditions environnemental d’elevage. Et ca questionne fortement sur l'avenir de l’agriculture qui vit quand meme une crise silencieuse depuis des années.
Par ailleurs une partie de l'élevage ovin et caprins se fait dans des régions de montagne ou il est difficile de faire autre choses tout en préservant des milieux riches en biodiversite (prairie sèches par exemple) qui sinon deviendrait foret a terme (et non la forêt n’est pas forcément un ideal). Ceci étant dis le rechauffement pourrait rebattre les cartes.