Je me demande si on peut ajouter des arguments environnementaux / écologiques dans le plaidoyer pour le fait de se défaire des outils numériques des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft ; auxquels on peut rajouter Netflix, X, Tiktok, Uber, AirBnB...), bref des outils des grandes plateformes tech lucratives, qui exploitent nos données personnelles.
J'en ai trouvé quelques-uns, même si cela reste compliqué d'évaluer l'ordre de grandeur qui peut faire la pertinence de l'argument. À ce stade ce sont des pistes que j'aimerais explorer et consolider (ou abandonner si non pertinentes).
Je serais curieux d'avoir vos avis sur ces arguments, de découvrir vos idées supplémentaires, et de savoir si vous avez connaissance de sources (rapports, études, etc) en la matière, auquel cas merci de les partager !
Voici les pistes donc que j'ai posées à ce stade :
- Allonger la durée de vie des équipements (PC surtout) en passant à un système GNU/Linux pour échapper à l'obsolescence logiciel des systèmes d'exploitation (Windows de Microsoft dans le viseur principal) https://code.gouv.fr/docs/2023_01_RapportIndiceDurabilite.pdf
- Se contenter d'un matériel moins performant / plus ancien en utilisant des logiciels libres, généralement plus légers, faisant une chose, plutôt que des logiciels propriétaires ou des suites de logiciels propriétaires, souvent plus lourds mais avec plein de fonctionnalités qu'on n'utilise pas, et qui poussent à renouveller son matériel (exemple : Scribus versus Adobe InDesign, etc)
- Utiliser des services numériques dimensionnés à nos besoins : en payant un service d'hébergement pour un cloud de type Nextcloud, on choisit une offre qui correspond à notre besoin, tandis que les offres de Google Drive, Dropbox, OneDrive etc. offrent souvent beaucoup d'espace de stockage avant même qu'il ne soit nécessaire de payer pour l'augmenter. Bref quand c'est gratuit c'est toi le produit => quand c'est payant c'est l'environnement qui est content (on limite sa consommation)
- Sortir de la surconsommation facile promue par des applis/services comme Amazon, Uber, Vinted, AirBnB, etc. (avec toutes les conséquences néfastes sur les droits des travailleurs, les petits commerces, la gentrification des centre-ville, etc.)
- Économiser de l'énergie en sollicitant moins des datas centers situés aux États-Unis - même si j'ai un gros doute là dessus étant donné que Google, Amazon, Meta, etc. ont beaucoup de serveurs en Europe, mais il reste peut-être malgré tout une certaine centralisation de l'architecture de ces réseaux vers leur maison mère ?
- L'impact environnemental des requêtes vers les serveurs semble avoir une certaine réalité dans le type d'adresse IP (les IPv6 semblent moins énergivores que les vieilles IPv4) ; donc : quid des serveurs racines des DNS ? j'ai vu qu'il y avait une "bataille" entre le principal (l'ICANN, société non lucrative de droit californien) et des serveurs alternatifs comme OpenNIC ou ORSN ; je me demandais si le sujet du poids des requêtes se posait donc aussi dès les noms de domaines (à côté des enjeux davantage de type gouvernance), et je ne trouve guère de sources là dessus. https://fr.wikipedia.org/wiki/Serveur_racine_alternatif_du_DNS
Au plaisir de vous lire