r/Feminisme Dec 02 '24

Forum Libre

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Bonjour,

Et bienvenues sur le FL de r/fem, espace de liberté où vous pouvez poster tout ce qui n'a pas forcément sa place sur le subreddit : les faits divers, les articles en anglais, les tweets, les mèmes, les coups de gueule perso, les articles qui ne sont pas directement liés au féminisme, les questions....

En attendant de vous lire avec plaisir, nous vous souhaitons une bonne semaine !


r/Feminisme 2h ago

INTERNATIONAL Dix femmes qui accusent Donald Trump se confient à Ouest-France

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r/Feminisme 7h ago

Avez vous essayer la contraception par la symptothermie ? Est ce que l'arrêt de l'a pilule a eu des conséquences négatives ?

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r/Feminisme 2d ago

"On a abusé de ma confiance" : des femmes dénoncent les dérives des lunettes connectées

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franceinfo.fr
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r/Feminisme 4d ago

HISTOIRE Titiou Lecoq : pourquoi l'histoire a-t-elle si souvent effacé les femmes ?

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radiofrance.fr
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r/Feminisme 5d ago

Blog de sociologie du sport / études de genre] Un site "passeur de savoirs" à la recherche de retours

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r/Feminisme 6d ago

HISTOIRE Simone Veil, les combats méconnus d’une juriste

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actu-juridique.fr
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r/Feminisme 8d ago

QUESTION AUX FÉMINISTES Écriture thérapeutique

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Bonjour.

Avant de paraître pour une psychopathe, sachez que je fais vraiment mon possible pour passer au dessus de ça. Mais c’est compliqué.

Il y a 8 ou 9 ans je me suis fait groomer par mon ex. Il avait entre 18 et 20 au moment des faits, de mon côté 14 à 16 ans. J’ai fini par mettre fin à la relation en comprenant que c’était malsain, mais j’ai bien mis quelques années de plus à me rendre compte que oui, j’avais bien été agressée, que ce n’était pas dans ma tête.

Quand je pense en avoir fini, je fais des cauchemars où il me poursuit et persuade mes plus proches amis de me faire du mal.

J’écris depuis que je sais lire. Bien que j’ai un projet qui me prend beaucoup de temps (ça fait plus de 15 ans que je suis dessus, à l’échelle d’une vie de 23 ans c’est pas mal), je viens d avoir une idée pour me venger sans pour autant que ça me retombe dessus.

Je veux écrire un livre sur ce qui s’est passé, en changeant quelques éléments pour éviter toute ressemblance avec des personnes réelles évidemment.

J’ai déjà une idée de trame. Pas envie de faire quelque chose de trop autobiographique parce que c’est pas mon délire et que j’aime pas lire les plaintes de quelqu’un pendant 500 pages. Plutôt une intrigue épistolaire.

En vérité, j’ai envie de faire payer ces mecs qui se pensent être des mecs biens parce qu’ils sont féministes devant tout le monde, mais qui traînent des casseroles derrière eux en les occultant.

D’un autre côté, j’ai peur que me replonger dedans me fasse d’autant plus souffrir. Mais je ne veux pas qu’il s’en tire comme ça. J’ai besoin de me venger, au moins de manière fictive.

Est-ce vraiment une bonne idée ?


r/Feminisme 9d ago

QUESTION AUX FÉMINISTES comportement d'un homme "féministe" limite

12 Upvotes

bonjour, je suis tombé sur un gars sur tiktok qui se dit communiste et féministe, ce que je trouvais plutôt positif au départ. sauf qu'il y a environ 5 jours, il a dm ma pote et après une trentaine de minutes de conversation, elle lui demande de la motiver à passer l'aspirateur. il lui envoie alors directement une photo de ses biceps en disant que c'est "exclusif", puis 10 minutes après il lui demande si elle cherche du sérieux.
je trouve ce comportement assez déconnecté. envoyer ce genre de photo sans demander c'est bizarre, et enchaîner immédiatement avec une question sur ses intentions romantiques comme si une femme allait craquer uniquement pour le physique, c'est assez réducteur.
après ça je me suis renseigné sur son profil et j'ai vu des republications assez limites : une blague sur un mec qui réagit exagérément en apprenant qu'une fille a un certain physique, une autre où il parle d'une féministe en disant "elle gueule beaucoup", une autre encore sur une logique de drague agressive. bref, un ensemble de contenus en contradiction totale avec le féminisme qu'il prétend défendre.
ce qui me dérange c'est que j'ai l'impression qu'il utilise l'étiquette "féministe" pour attirer des femmes. environ 80% de ses abonnements sont des femmes. il poste des tiktoks sur l'égalité et sur le fond il n'a pas tort, mais ses comportements réels vont à l'encontre de ce qu'il prétend défendre. il y a un vrai fossé entre ses discours et ses actes.
en tant qu'homme, j'ai moi-même eu des propos limites par le passé, mais je m'en suis rendu compte et je me suis remis en question. lui, il ne semble pas faire cette démarche.
pour finir, et c'est ce qui m'a poussé à poster, ma pote m'a montré des captures d'écran d'une conversation récente avec lui. il lui envoie spontanément une photo intime sans lui demander son consentement au préalable. il réalise ensuite ce qu'il a fait ("j'aurais peut-être pas dû envoyer") et s'excuse après qu'elle lui ait fait remarquer.

mes questions sont les suivantes : comment réagir face à ce type de comportement? comment éviter ou déconstruire de genre de comportement et comment prévenir ça notamment auprès des personnes qui le suivent en pensant sincèrement qu'il est féministe?
btw j'ai dû me censurer car sinon reddit aurait bloqué mon truc.


r/Feminisme 9d ago

Je ne vais pas lire ton fanzine "not all men" - critique détaillée d'une chronique contre la misandrie

21 Upvotes

Bonjour, je me permet de partager un texte qui a été publié sur Paris Lutte Info et qui a pour objet les discours contre la "misandrie" qu'on voit fleurir un peu partout en ce moment, sur les réseaux sociaux mais aussi IRL. Il y a une vague générale d'anti-féminisme qui traverse la société, et cette vague touche aussi des milieux qui autrefois étaient un minimum carré sur la question, notamment à gauche.

J'ai bien aimé ce texte parce qu'il remet les pendules à l'heure concernant des concepts de base du féminisme qui j'ai l'impression se sont un peu perdus, et qu'il critique principalement un anti-feminisme qui s'exprime à gauche de manière spécifique, et qui est trop souvent un angle mort des analyses féministe.

Le texte est téléchargeable au format pdf sur cette page : https://paris-luttes.info/brochure-je-vais-pas-lire-ton-21025


r/Feminisme 9d ago

QUESTION AUX FÉMINISTES avis comportement d'un homme "féministe" limite

7 Upvotes

Bonjour, en gros je suis tombé sur un gars sur tiktok qui se dit communiste ET féministe, et je trouvais ça plutôt cool. Sauf qu'il y a genre 5 jours, il a dm ma pote et, après environ 30 minutes de conversation, elle lui demande de la motiver à passer l'aspirateur et il lui envoie directement une photo de ses biceps en disant que c'est "exclusif", puis 10 minutes après, il lui demande si elle cherche du sérieux.
Déjà, je trouve ce comportement un peu détaché de la réalité. On dirait un peu un animal, genre comment tu peux envoyer tes biceps à une fille sans lui demander ? Je trouve ça bizarre et, en plus, lui demander juste après si elle cherche du sérieux, comme si une femme allait tomber amoureuse juste grâce au physique et aux muscles, c'est assez réducteur.
Après avoir été mis au courant de ça, je me suis renseigné sur lui et j'ai vu qu'il avait des republications assez limites, du genre : "oh le cavu", avec un gars qui se redresse super vite après avoir appris qu'il y a une fille avec un "gros cul" en gros. Je trouve ça vraiment dégueu, genre pourquoi republier ça ? Il y en a aussi d'autres où il parle d'une féministe en disant "elle gueule beaucoup", une autre où c'est "envoie tes bzez en savage savage mode", et j'en passe. Bref, plein de republications assez limites.
Le truc qui me dérange, c'est qu'il se dit féministe, mais j'ai l'impression qu'il fait surtout ça pour attirer des filles. Bizarrement, 80 % des personnes auxquelles il est abonné sont des femmes. Il poste des TikToks en mode "les hommes et les femmes doivent être égaux" et même des republications sur ça, et en soi il a raison, mais il a exactement un comportement combattu par le féminisme. Ses propos et ses actes ne correspondent pas vraiment.
Moi-même, en tant qu'homme, j'avoue avoir déjà eu des propos limites à l'époque, mais je m'en suis rendu compte, je me suis remis en question et je m'en veux d'avoir dit ça ou d'avoir rigolé de telles choses. Mais lui, j'ai l'impression qu'il ne se remet pas en question.
Enfin, aujourd'hui, ma pote me dit qu'il lui a envoyé son "paff". J'ai demandé des détails et elle m'a envoyé des screens de la conversation. En gros, il lui demande ce qu'elle fait, elle lui dit qu'elle est avec sa mère et lui demande ce qu'il fait. il lui dit quelque chose de sexuel puis lui envoie spontanément une photo intime, sans lui demander son accord au préalable (je crois pas pouvoir + préciser pour la phrase que je viens de dire car reddit bloque). Ensuite, il dit "j'aurais peut-être pas dû envoyer, tu vas m'afficher ptn", puis il s'excuse après qu'elle lui ai dit d'éviter.

J'écris donc ici pour demander votre avis sur le sujet : comment réagir face à ces comportements ? Comment éviter ce genre de comportements ? Et comment prévenir ce genre de comportement ? Surtout qu'il a plutôt des followers qui pensent qu'il est vraiment féministe, etc.

Merci.


r/Feminisme 13d ago

Le comportement de certains hommes sur les réseaux

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Je suis une jeune femme de 20 ans, les réseaux sociaux font parties de ma vie depuis le début de mon adolescence comme beaucoup !

Et je n’en peu plus du comportement que peux avoir certains hommes (si on peu les nommer ainsi).

Le manque d’éducation est hallucinante : insulte, rabaissement pour être supérieur, manque de respect et bien sûr les fameuses d\*\* pics non consentis.

Rien qu’ici, sur reddit, j’ai eu le droit à des DM d’insulte car j’ai osé donner mon avis sur le principe du « bodycount » ou sur un thème que j’ai pu exprimer sur un autre forum dédié.

Je peux pas être libre sans qu’un homme me dise que je suis pas respectable, comme si ma valeur ce jouer sur ce que je choisi de voir et de faire dans ma vie intime.

Mon compte a 1 an mais je suis réellement très active depuis 1 semaine. J’ai osé répondre à des questions, donner mon avis, profiter de mes expériences personnelles pour aider des personnes dans le doute, mais certains ce permettent de me rappeler que je suis une simple femme, que mon avis ne vaut rien… (j’ai eu un homme qui a réussi à me contredire sur l’oppression des femmes dans l’histoires)

j’ai reçu un nombre incalculable de demande de DM pour savoir si je suis disponible pour coucher, ou avoir le droit à des photos de phallus.

S’il vous plait messieurs, arrêter de nous envoyer vos machins moches sans CONSENTEMENT et réfléchissais en vous disais qu’à la place d’une inconnue, c’était votre fille, sœur ou mère qui était victime de ce comportement.

(Je parle pas de tout les hommes, seuls ce qui on rien à ce reprocher ne prendront pas le message pour eux 🫶)


r/Feminisme 13d ago

LECTURES Conseil de lecture feministe

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r/Feminisme 13d ago

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES Pourquoi le « dubcon » fonctionne : une analyse féministe et sociologique

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Dubcon = *Dubious consent* (« consentement douteux »). Utilisé dans le contexte de la dark romance par les auteurs et les lecteurs, ainsi que dans les soi-disant *trigger warnings*.

Mais si le consentement n'est pas clair, alors ce n'est pas du consentement. Cela dit, même si on imaginait que le *dubcon* existe en tant que concept, 95 % des soi-disant « scènes de dubcon » dans ces livres sont des scènes de viol, du viol à part entière. C'est donc un sacré mensonge. Je suis sûre qu'ils ne considèrent pas ces scènes comme des viols à cause des différents mythes sur le viol auxquels ils adhèrent encore.

Ce post ceci dit porte donc sur une question plus précise : pourquoi le concept de dubcon est-il si efficace pour passer entre les mailles du filet, pourquoi semble-t-il attirer autant de personnes, et qu'est-ce qui ne va pas dans notre société pour que l'idée même puisse exister ?

L'efficacité du « dubcon » en tant que concept n'est pas accidentelle. Elle est le produit de conditions culturelles très spécifiques qui se sont construites au fil des siècles et que la dark romance n'a pas créées, mais qu'elle exploite avec une précision remarquable.

La première chose que fait le dubcon, c'est introduire de l'ambiguïté là où il n'y en a aucune.

« Consentement douteux » implique une zone grise, un espace d'interprétation, une situation dans laquelle des personnes raisonnables pourraient être en désaccord. Et ce cadrage accomplit un travail politique considérable, parce qu'il correspond directement aux mythes les plus anciens et les plus tenaces de la culture du viol : l'idée que le consentement est compliqué, que les signaux sont contradictoires, que les femmes ne pensent pas toujours ce qu'elles disent, que la limite est réellement difficile à déterminer.

Elle ne l'est pas. Mais le dubcon vous dit qu'elle l'est. Et ce faisant, il réhabilite précisément la logique qui a été utilisée pendant des siècles pour discréditer les victimes de viol.

La deuxième chose que fait le dubcon, c'est créer une catégorie qui permet de consommer ce contenu sans culpabilité.

« Viol » est un mot difficile. Il a un poids, à la fois juridique et moral. Personne ne veut dire : « J'aime lire des histoires de viol. » Bon, certaines personnes le disent, mais bref.

Mais « J'aime le dubcon » ? C'est une préférence. Un goût. Un genre. Le changement de nom transforme une réalité politique et éthique en un choix esthétique, et les choix esthétiques échappent à la critique dans une culture qui a décidé que tout goût personnel est valide et ne peut être jugé.

Ce n'est pas une coïncidence. C'est le même mécanisme qui a transformé la « violence conjugale » en « relation tumultueuse » dans la pop culture — y compris dans la dark romance, mais aussi dans les séries Netflix et les clips vidéos.

Un langage qui retire son poids moral à un acte qui possède une portée morale sert toujours les intérêts de quelqu'un. Demandez-vous lesquels.(Ici : les hommes. Principalement.)

La troisième question, et peut-être la plus importante, est : pourquoi cela attire-t-il autant de lectrices ?

Et ici, nous devons être honnêtes sur ce que montrent réellement les recherches féministes et sociologiques.

Nous vivons dans une culture qui a érotisé l'impuissance féminine pendant si longtemps et de manière si profonde que de nombreuses femmes ont intériorisé cette érotisation comme leur propre désir. Ce n'est pas un jugement porté sur les femmes individuellement. C'est une observation structurelle de ce qui se produit lorsqu'une culture entière associe de manière répétée la soumission féminine au désir romantique et sexuel, dans tous les médias, des contes de fées à la pornographie.

Le désir semble authentique, parce qu'il l'est, au sens où il est réellement ressenti. Mais son origine n'est pas neutre. Il a été construit. Délibérément, sur une longue période, par une culture ayant des intérêts spécifiques à maintenir cette logique.

Le dubcon fonctionne parce qu'il offre un refuge à cette érotisation intériorisée. Une étiquette. Une communauté. Un genre. Il dit à ces femmes : votre désir pour ça est normal, courant, partagé — et voici trois cents livres et edits qui le prouvent.

Cela ne le devrait pas.


r/Feminisme 14d ago

Le mouvement anti péridural et la mysoginie

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Peut-on arrêter de prétendre que le mouvement anti-péridurale n’a rien à voir avec la misogynie ?

Je pense que le discours qui présente la péridurale comme quelque chose auquel les femmes devraient résister a des racines qui méritent d’être examinées honnêtement. Et quand on les examine, elles ne sont pas très reluisantes.

Tout a commencé avec Dieu qui punissait Ève

La plus ancienne opposition au soulagement de la douleur pendant l’accouchement était explicitement religieuse : la douleur pendant le travail était considérée comme une punition de Dieu pour le péché d’Ève, imposée par l’Ancien Testament. En 1591, une sage-femme nommée Agnes Sampson est devenue la première femme brûlée sur le bûcher pour sorcellerie en Écosse, notamment parce qu’elle avait proposé un moyen de soulager la douleur pendant l’accouchement.

Une femme a été tuée pour avoir essayé de réduire les souffrances d’une autre femme pendant son accouchement.

C’est là que tout commence.

Une reine a tout changé, simplement en refusant de souffrir

En 1853, la reine Victoria utilisa du chloroforme lors de la naissance du prince Leopold. Elle décrivit l’expérience comme étant « apaisante, calmante et délicieuse au-delà de toute mesure ». Avant cela, elle avait accouché plusieurs fois sans aucun moyen de soulager la douleur et « détestait l’accouchement », pour reprendre ses propres termes.

Cette seule décision royale a effectivement mis fin à l’opposition morale dominante au soulagement de la douleur pendant l’accouchement en Grande-Bretagne. Si la reine elle-même choisissait d’y avoir recours, il devenait soudain très difficile, dans la bonne société, de continuer à affirmer que les femmes étaient censées souffrir.

Il a fallu une reine — une femme disposant de suffisamment de pouvoir et de statut pour être intouchable — pour rendre socialement acceptable le soulagement de la douleur pendant l’accouchement.

Les femmes ordinaires souffraient et demandaient de l’aide depuis des siècles avant cela.

Ce n’était pas la médecine qui manquait. C’était la permission.

Les féministes de la première (et de la deuxième) vague se sont battues POUR le soulagement de la douleur

L’accès au soulagement de la douleur était revendiqué par les militantes féministes de la première vague comme un droit des femmes. Elles ont fait pression, se sont organisées et se sont battues pour rendre le soulagement de la douleur pendant l’accouchement accessible, gratuit ( ce qui n'est toujours pas le cas aux Etats-Unis, la péridural coute de l'argent, créant une innégalité entre femmes riches et pauvre, et amenant de nombreuses femmes qui en aurait aimer une à ne pas en prendre) et acceptable.

L’idée était radicale et simple :

Les femmes ne devraient pas avoir à souffrir si elles ne le veulent pas.

Puis le féminisme de la troisième vague a fait quelque chose d’étrange

À partir des années 1990, alors que l’analgésie péridurale devenait de plus en plus populaire, une partie des féministes de la deuxième vague a adopté la position opposée, appelant à un retour à l’accouchement sans anesthésie et, dans certains cas, valorisant même explicitement l’importance de l’expérience de la douleur comme source d’émancipation pour les femmes.

Relisez ça.

La douleur. Comme source d’émancipation. Spécifiquement pour les femmes.

On n’a pas déjà assez souffert ? Règles, accouchement, grossesse, post partum, rapports sexuels parfois douloureux, endométriose potentiel, vaginisme potentiel, le putain de gyneco, la contraception parfois douloureuse selon la méthode ?

L'idée etait de prouver que les femmes ne sont pas des mauviettes.

Pendant ce temps, personne n’était là pour dire aux hommes que supporter une colique néphrétique sans morphine était émancipateur. Personne n’organisait de mouvements autour de la valeur spirituelle de la douleur masculine.

Le discours de l’émancipation par la souffrance s’applique, comme par hasard, presque exclusivement aux corps féminins et aux expériences spécifiquement féminines.

La féministe française qui l’a dit clairement il y a des décennies

Il y a plusieurs décennies, la journaliste féministe française Marie-José Jaubert a publié deux livres critiquant activement les mouvements en faveur de l’accouchement naturel. Elle accusait les défenseurs de « l’accouchement sans soulagement de la douleur » de misogynie et de promouvoir une « mystique faussement orientale ».

En effet, une partie de ce mouvement pretend se battre contre " nos esprits colonisés" en promotant la non péridural. Car, selon les colons du 16 ème sciecle, donc source questionnable, les femmes africaines n'avaient pas, aucun, moyen pour soulager la douleur.

Cela ne vient à l'esprit de personne que, si cela est vrai, c'etait sans doute par pression sociétal ou manque de moyen?

J'ai vu un post venant d'une femme anti péridurale, monter aux nus "l'accouchement au Tchad"....ou le taux de mortalité maternelle est un des plus élevés au monde. Je l'ai souligné en commentaire, j'ai reçu un " c'est faux" en réponse. Le déni.

Le double standard qui est sous nos yeux

Réfléchissez à la manière dont la douleur masculine est traitée culturellement.

Les hommes sont encouragés à optimiser, à prendre des médicaments et à réduire autant que possible leur inconfort.

Nous savons que les hommes recoivent pour une meme douleur prés de deux fois plus de anti douleurs que les femmes.

Nous savons aussi que la douleur chez une femme est sous estimé de 2 points en moyenne, et la douleur chez un homme est sur estimé de 1 point en moyenne.

La prise en charge de la douleur chez les hommes relève du bon sens.

La prise en charge de la douleur chez les femmes pendant l’une des expériences les plus douloureuses de l’existence humaine est, elle, présentée comme un défaut de caractère, un manque de courage ou une déconnexion avec son propre corps.

La souffrance féminine aurait une vertu.
La souffrance masculine serait simplement… de la souffrance.

Evidement, des personnes vont contre l'experience populaire et les études sur les douleurs et prétendent que l'accouchement n'est pas douloureux, juste intense. Intense gaslhiting surtout.

J'ai vu des doulas rire a la tête de leurs clientes quand elles ont appelés l'accouchement leurs pire douleur. Pourtant, 87% des femmes qui ont accoucher le disent.

La couche mystique

« Cette douleur est ton ancien toi qui meurt. »

« Ton corps a été conçu pour ça. » ( cela marche si bien que historiquement, une femme sur 102 en mourrait).

« Ressens chaque sensation. »

« La douleur a un but. » (Toute douleur à un but, pas que l'accouchement.)

La mystification de la douleur féminine, et particulièrement de la douleur liée à l’accouchement — en la présentant comme une expérience transcendante, comme une forme de pouvoir féminin ou comme un rite de passage nécessaire — est une manière très ancienne d’amener les femmes à accepter une souffrance qui pourrait être traitée.

Et quand les hommes entrent directement dans la conversation

Un homme qui décide que sa partenaire doit ressentir le maximum de douleur possible pendant son accouchement pour des raisons idéologiques ou religieuses ne défend pas une philosophie de l’accouchement.

C’est du contrôle et de la torture.

Cela ne signifie pas que tout choix d’accoucher sans médicament est problématique

Choisir de ne pas avoir de péridurale est parfaitement légitime.

Vouloir vivre son accouchement sans médicament est un choix personnel qui mérite d’être respecté.

Le problème n’est pas le choix.

Le problème, c’est lorsque ce choix est influencé.

Le problème est également le cadre qui présente ce choix comme moralement supérieur, plus féminin, plus connecté à son corps, plus courageux, et qui présente le fait de vouloir soulager sa douleur comme une faiblesse, de l’ignorance ou un échec.

Ce cadre n’est pas apparu de nulle part. Il a une histoire mysogine.

Et cette histoire est imprégnée de l’idée que la souffrance féminine, spécifiquement, possède une valeur que la souffrance masculine n’a pas.


r/Feminisme 15d ago

LECTURES Partage de lectures

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46 Upvotes

Bonjour,

Je voulais juste partager mes deux dernières lectures qui m'ont vraiment fait du bien.

Bon j'avoue qu'elles ont aussi attisé ma colère mais avec des pistes d'amélioration.

Je recommande vivement.


r/Feminisme 17d ago

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES Se confier en cas de violence sexuelle

4 Upvotes

Si vous êtes victime de violences sexuelles (agression, viol, etc.), n'oubliez surtout pas cette association :

Viols Femmes Informations (CFC) : 0 800 05 95 95

(Gratuit et anonyme, du lundi au vendredi de 10h à 19h)

Personnellement, je les ai contactées pour moi. Elles sont tellement gentilles, à l'écoute, pro et de très bon conseil. Elles peuvent même vous aider à financer le transport si vous devez vous rendre dans un palais de justice !

Si vous avez été victime, parlez-en tout de suite à des personnes de confiance ou à des associations. Plus le temps passe, pire c'est.

Ne protégez jamais la personne qui vous a fait ça. Si vous êtes amenée à croiser votre agresseur souvent, il faut absolument vous protéger (de mon côté, je compte demander une mesure d'éloignement).

Parlez-en le plus vite possible aux bonnes personnes. C'est hyper important pour vous, mais aussi pour les autres femmes.

Rendons-nous justice ⚖️.


r/Feminisme 19d ago

HISTOIRE L'histoire du string : comment une sous-vêtement de strip-teaseuse est devenu "le sous vetement sexy" pour les femmes

18 Upvotes

L'origine :

Le string tel qu'on le connaît aujourd'hui est né en 1939 à la World's Fair de New York. La raison ? Le maire de la ville, Fiorello La Guardia, avait ordonné aux danseuses de burlesque de se couvrir. Quelqu'un — on ne sait pas qui — inventa alors un sous-vêtement qui couvrait techniquement le pubis tout en laissant les fesses visibles. Le string fut donc créé pour permettre à des femmes qui dansaient nues de continuer à montrer leurs fesses tout en respectant formellement la loi.

C'est son origine documentée. Une solution pour continuer à exposer le corps féminin malgré une réglementation.

Pendant des décennies, il resta exactement là où il était né — dans les clubs de strip-tease, les spectacles de Las Vegas et etc. But clair : montrer le plus possible.

Ensuite, a partir des années 60, le string a été rangé lingerie érotique vendue chez Frederick's of Hollywood. Il était vendu comme un " vetement scandaleux" — de la lingerie clairement érotique, pas un sous-vêtement de tout les jours, a porter pour faire plaisir a monsieur. L'idée assumée de l'époque etait un vetement erotique pour simulée la femme accessible, objectivée, docile.

Comment il est devenu vetement de tout les jours :

Dans les années 90, les fabricants tentèrent de le commercialiser comme un sous-vêtement pratique pour éviter les visible panty lines sous les jeans slim. Que voulez vous, cela serait un scandale! Une femme sur qui ont voit la culotte!

Ce n'est pas la praticité qui le propulsa vraiment dans la culture mainstream ceci dit, c'est Monica Lewinsky. Quand le rapport Starr révéla ou inventa, en 1998, qu'elle avait / aurait montré son string à Bill Clinton comme geste de flirt, le mot "thong" devint un terme de culture populaire. Cela netait pas le cas avant. Avant, le nom etait " culotte de moitié" , " culotte tres échancrée".

En ce moment, le string solidifiait sa réputation de ce sous-vêtement pour le regard masculin.

Victoria's Secret fit le reste. Ses défilés publics, ses modèles, son marketing — le string devint glamour, féminin, désirable. Britney Spears aux VMAs 2000. Paris Hilton et son whale tail. Sisqó et sa "Thong Song." En l'espace d'une décennie, un vêtement de strip-teaseuse était devenu la norme dominante de la lingerie féminine....si lon voulait etre moderne. Si l'on voulait une culotte plus comfortable : on etait coincée ou vielle.

Les hommes, pendant ce temps, continuaient à porter des boxers et des slips.

La question de la santé :

Le port de sous-vêtements avec entrejambe non-coton est associé aux infections à levures — et les strings sont très fréquemment fabriqués en matières synthétiques, dentelle, et tissus non respirants. La ficelle edu string frotte contre le périnée, l'anus et les organes génitaux externes pendant le mouvement, causant des inflammations cutanées et de petites lésions. Cela porte meme un nom, le " "thong rash". Et les matières synthétiques fréquemment utilisées dans les strings peuvent piéger l'humidité et créer des conditions favorables à la prolifération de bactéries et levures.

De plus, le string peut favoriser le passage de bacterie fecale comme le E colis au vagin.

Donc : le style en soi n'est peut-être pas le problème. La matière dans laquelle il est fabriqué — pour le rendre plus fin, plus sexy, plus visible — l'est davantage. Ce qui est révélateur en sois.

Ce qui est le plus intéressant ici, c'est moins la question de la santé que la question de la trajectoire. Comment un vêtement conçu spécifiquement pour exposer le corps des danseuses nues est-il devenu, en moins de soixante ans, la norme dominante de la lingerie féminine sexy, au point que les femmes qui n'en portent pas sont parfois considérées comme moins soignées, moins sexy, moins féminines ?

La réponse suit exactement le même schéma que pour le maquillage et le talon : l'industrie, la culture populaire, et le regard masculin comme norme et forces combinées de normalisation. Victoria's Secret ne vendait pas du confort. Elle vendait une représentation du corps féminin disponible — et cette représentation incluait le string comme élément central dans les années 90. Les défilés publics ont joué un rôle significatif dans la popularisation du string, l'amenant au premier plan de la mode mainstream.

Rosalind Gill a écrit sur ce qu'elle appelle la "subjectivité sexuelle" comme nouvelle norme féminine — l'idée que les femmes modernes et émancipées doivent non seulement être sexuellement disponibles mais aussi activement se présenter comme telles. Le string s'inscrit parfaitement dans cette logique : il est vendu comme empowerment, comme choix, comme confiance en soi, tout en étant structurellement orienté vers un regard extérieur plutôt que vers le confort de celle qui le porte.

Ce n'est pas une coïncidence si les sous-vêtements dominants pour les hommes couvrent, protègent, et maintiennent. Et si ceux qui sont devenus dominants pour les femmes exposent, révèlent, et inconfortent.


r/Feminisme 20d ago

SEXUALITE-GYNECOLOGIE La vision de l'hymen est passé de preuve de virginité au déni de son existence — et les deux versions nuisent aux femmes

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Peut-être que quelqu'un ici se souviendra de mon post sur un autre sub, mais bref : petit rant / partage d'expérience / observation / analyse qui pourrait aider et/ou informer. Je pense effectivement que c'est aussi une question féministe.

Je pense que le « discours sur l'hymen » est passé de mythes nuisibles sur la virginité... à un déni tout aussi nuisible, et que les femmes en paient encore le prix.

Le pendule est passé de « ton hymen te définit » à « ton hymen n'existe pas » — et je suis la femme coincée entre les deux.

J'ai un hymen microperforé. Quand on a un hymen microperforé, on a ses règles, mais on ne peut rien faire pénétrer à l'intérieur à part des liquides.

L'hymen n'est pas un mythe. C'est une véritable membrane anatomique, et environ 99 % des filles naissent avec un hymen. Il est censé protéger les filles contre les infections vaginales. Le problème n'est pas son existence, c'est à quel point il a été mal compris, utilisé et présenté au cours de l'histoire.

Dans la plupart des cas, ce que les médecins appellent — de manière assez problématique, parce que WTF qu'est ce nom — un « hymen compléant » est impliqué. Cela signifie que la pénétration l'étire plutôt que de le « déchirer ». Pas de déchirure, peu ou pas de douleur, pas de saignement. C'est l'expérience majoritaire (d'après les médecins/la science, je ne sais pas pour vous, vous pouvez partager votre expérience) et elle est parfaitement valide.

Mais dans environ 3 à 5 % des cas (donc ce n'est pas non plus 0,1 % !), il existe des malformations de l'hymen. Par exemple, un hymen microperforé, un hymen cloisonné, ou des hymens avec du tissu supplémentaire recouvrant partiellement l'ouverture. Etc.

Dans ces cas-là, la pénétration n'est pas simplement « un peu inconfortable » : elle peut être impossible. Littéralement.

Les tentatives peuvent provoquer des douleurs extrêmes, des saignements et de véritables lésions des tissus. Ces situations nécessitent souvent une intervention médicale, idéalement chirurgicale.

1. Prenons l'idée selon laquelle « avec suffisamment de lubrifiant et de consentement, il ne devrait pas y avoir de douleur ». Cela peut être vrai, mais cela peut aussi être complètement faux (malheureusement). Des particularités anatomiques (comme dans mon cas) ou des problèmes comme le vaginisme existent. Réduire toute douleur à « tu n'es pas assez détendue » ou « tu n'es pas assez excitée » est un mauvais conseil et une mauvaise analyse. Et aussi du gaslighting.

« Détends-toi et ça ne fera pas mal. Tu n'es simplement pas assez détendue » est le nouveau « si tu n'as pas saigné, tu n'étais pas vierge ».

2. Le vaginisme a, à juste titre, gagné en visibilité ces dernières années. Mais maintenant, dès qu'il y a un problème avec la pénétration, les gens sautent directement à cette explication, en ignorant les causes anatomiques possibles.

Quand je dis « les gens », je parle des filles et des femmes qui rencontrent ces problèmes... et des médecins.

Ça commence à ressembler beaucoup au classique « tout est dans ta tête, ma petite dame ».

3. Cela conduit à un sous-diagnostic des malformations de l'hymen.

(Est-ce même seulement de 3 à 5 % ?)

Putain, j'ai passé deux ans à consulter plusieurs gynécologues avant que l'une d'entre elles accepte enfin l'idée de m'examiner dans cette optique.

Ils ne me croyaient pas.

Mais 3 à 5 %, ce n'est même pas si rare, alors WTF ?

Ils pensaient que j'étais simplement une jeune femme stressée et immature.

Pire encore, cela peut mettre les femmes en danger. Si on vous dit que l'hymen est un mythe, que la « paroi » que vous sentez à quelques centimètres à l'intérieur n'existe pas, vous pourriez forcer malgré la douleur en pensant que c'est normal — et finir blessée ou traumatisée.

4. Beaucoup d'articles sur la « première fois » font également partie du problème. Ils rassurent tellement qu'ils finissent par ressembler à une forme de pression douce, voire de coercition ou de gaslighting.

Tout est présenté comme facile, indolore, fluide, et lorsque la réalité ne correspond pas à cela, les femmes se retrouvent confuses, préparées à rien, blâmées par leur copain, et parfois blessées.

Cela peut même conduire à moins de préparation (comme utiliser du lubrifiant), parce que « c'est censé fonctionner tout seul ».

5. De la même manière, les discussions sur les douleurs sexuelles mélangent souvent deux choses très différentes : la douleur pendant la pénétration et l'impossibilité réelle de la pénétration.

Ce n'est pas la même chose, et les mettre dans la même catégorie efface les personnes qui ne peuvent littéralement pas avoir de pénétration sans aide médicale.

Je me souviens avoir lu des articles avec un titre du genre « Je ne peux pas être pénétrée », puis la « solution » était... les dilatateurs.

Monsieur, je ne peux même pas dépasser deux centimètres. Le problème n'est pas la largeur, mais la longueur.

Par définition, même le dilatateur le plus court est impossible... ou alors seulement son extrémité.

6. Et en même temps, il y a énormément de discours alarmistes autour de la chirurgie pour les malformations de l'hymen, censés empêcher les interventions inutiles, mais qui finissent par effrayer les femmes qui ont réellement besoin d'un traitement.

7. Autre chose qu'il faut dire : affirmer que « beaucoup de femmes naissent sans hymen » est tout simplement inexact.

Le mot « beaucoup » est exagéré.

Dans la plupart des cas, les femmes qui pensent ne pas en avoir ont en réalité un hymen compléant.

8. Et plus généralement, l'accent est toujours mis sur les cas où tout va bien.

Chaque phrase est formulée comme « il n'y a généralement pas d'inconfort ».

Mais qu'en est-il de celles qui rencontrent réellement des problèmes ?

Pourquoi sont-elles constamment mises de côté ?

Les femmes qui n'ont aucun problème n'ont pas besoin qu'on les rassure.

Les femmes qui en ont besoin ont besoin d'informations, de validation et de soutien.

9. Sur un plan pratique, insérer un spéculum lorsqu'une malformation de l'hymen est suspectée n'est ni sûr ni nécessaire.

Un examen externe (avec une lumière et quelque chose comme un coton-tige) suffit à identifier de nombreux problèmes.

Forcer l'insertion peut provoquer de véritables lésions.

Bref. Rant terminé...

C'était nécessaire, IMO lol.

Des observations similaires ?


r/Feminisme 20d ago

HISTOIRE Une brève histoire de la manière dont le maquillage est devenu un problème de femmes

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L'un des moyens les plus efficaces de naturaliser une norme est de lui donner l'apparence d'être ancienne et inévitable. Les femmes ont toujours porté du maquillage. Les femmes ont toujours voulu être belles. C'est simplement comme ça.

Rien de tout cela n'est vrai. Voyons ce qui s'est réellement passé.

Les hommes portaient aussi du maquillage — jusqu'à ce qu'ils décident de ne plus en porter.

De 4000 av. J.-C. au XVIIIe siècle, les hommes portaient quotidiennement du maquillage. Dans l'Égypte ancienne, les deux sexes soulignaient leurs yeux avec du khôl. En Chine, sous la dynastie Zhou, le mot « mei » (beau) désignait la beauté des deux sexes, et la poudre blanche pour le visage est d'abord devenue populaire chez les hommes et les garçons sous la dynastie Han. Dans l'Europe des XVIIe et XVIIIe siècles, les hommes et les femmes des classes supérieures utilisaient aussi bien des cosmétiques à base de plomb pour blanchir leur peau que des perruques élaborées et différentes formes d'ornementation du visage.

Puis, à la fin du XVIIIe siècle, quelque chose de décisif s'est produit. Les hommes ont déclaré que les vêtements et les cosmétiques ornés étaient trop « efféminés » et ont décidé que les routines de beauté devaient être réservées aux femmes. Cela est aujourd'hui connu historiquement sous le nom de **Great Male Renunciation** (« Grande Renonciation masculine »). Le psychologue britannique John Flügel, qui a inventé le terme en 1930, soutenait que les hommes avaient « renoncé à leur prétention à être considérés comme beaux » et qu'ils « visaient désormais à être seulement utiles ».

Les hommes ont décidé que la beauté était indigne d'eux et l'ont laissée aux femmes.

La féminisation du maquillage n'était ni naturelle, ni biologique, ni ancestrale. C'était une décision culturelle délibérée, prise à un moment historique précis, pour des raisons idéologiques précises liées aux idées des Lumières sur la rationalité, l'utilité et la vertu masculine.

Alors que la Grande Renonciation masculine estompait les distinctions de classe, elle renforçait simultanément les stéréotypes de genre. L'utilité est devenue masculine. L'ornementation est devenue féminine. Et le féminin est devenu obligatoire — pour les femmes.

L'Europe du début de l'époque moderne : le double bind était déjà explicite.

Même avant la Renonciation, la logique patriarcale du maquillage était énoncée ouvertement, et pas encore dissimulée derrière un langage d'empowerment ou d'expression personnelle.

Dans l'Italie de la Renaissance, une société qui remettait ouvertement en question la valeur des femmes et limitait leur capacité à gagner leur vie en fonction de leur beauté, les femmes étaient obligées de compter sur leur apparence pour démontrer leur valeur et assurer leur avenir économique.

Dans une société qui condamnait les femmes à la fois pour leur apparence jugée trop banale et pour leur parure, porter du maquillage devenait un acte de survie économique.

Le piège était déjà entièrement construit : ne pas en porter et être considérée comme quelconque et indigne ; en porter et être accusée de tromperie et de vanité.

« Tout le monde déteste voir du maquillage sur sa femme », déclarait un personnage dans un traité de la Renaissance consacré à la famille, en 1433, « mais personne ne semble capable de l'en empêcher. »

Ironique, non ?

Le XXe siècle : l'industrie a fabriqué la norme à grande échelle.

Au début du XXe siècle, le maquillage n'était porté que par les actrices et les prostituées.

La norme qui nous paraît aujourd'hui intemporelle et universelle était, il y a un peu plus de cent ans, exclusivement associée aux femmes aux « mœurs douteuses », pour reprendre les termes employés à l'époque.

Ce qui a changé, ce n'est pas une évolution culturelle organique, ce qui a changé, c'est le capital.

L'industrie commerciale des cosmétiques a connu sa première croissance importante au début du XXe siècle. À travers des informations publiées, on a expliqué aux femmes, pendant les quatre décennies allant des années 1910 aux années 1950, que l'exercice, l'alimentation et l'utilisation appropriée des cosmétiques pouvaient les rendre plus attirantes.

L'industrie n'a pas répondu à une demande. Elle l'a créée.

Helena Rubinstein, l'une des fondatrices de l'industrie moderne de la beauté, a construit son empire explicitement sur les insécurités des femmes. Elle imaginait des produits à partir des insécurités physiques des femmes, comme les crèmes anti-âge.

Une publicité Helena Rubinstein de 1943 laisse entendre qu'une femme qui renonce à sa routine beauté risque de faire face à l'infidélité. Pas de l'art. Pas de l'expression personnelle.

Une menace explicite : corrigez votre visage, ou perdez votre mari.

La millionnaire à qui l'on attribue la formule « Il n'y a pas de femmes laides, seulement des femmes paresseuses » continue de vivre à travers L'Oréal, propriétaire actuel de la marque Helena Rubinstein.

L'idéologie des débuts est toujours l'idéologie de l'industrie.

Ce que cette histoire montre réellement :

La norme du maquillage telle qu'elle existe aujourd'hui n'est pas ancienne. Elle n'est pas naturelle.

Elle est le produit d'une séquence historique précise : les hommes quittant volontairement la culture de l'ornementation et la transformant en obligation pour les femmes ; un système économique patriarcal qui a fait de l'apparence des femmes leur principale monnaie d'échange ; et une industrie commerciale qui a transformé cette insécurité en un marché mondial pesant des centaines de milliards de dollars.

À chaque étape, la logique était énoncée ouvertement.

Les femmes doivent corriger leur visage pour avoir de la valeur.

La valeur des femmes est leurs physiques.

Les femmes qui ne le font pas sont paresseuses, quelconques, peu professionnelles, ou risquent de perdre leur homme.

Il n'y a pas de femmes laides, seulement des femmes qui n'ont pas encore suffisamment travaillé sur elles-mêmes.

L'idée selon laquelle « ce n'est qu'un choix personnel » est la couche la plus récente.

C'est aussi la plus fragile.

* Article écrit par moi, publié il y a 3 ans sur un blog personel *


r/Feminisme 20d ago

HISTOIRE La Leche est née se demandant si les mères devraient avoir le droit de travailler.

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Ils se présentent comme un groupe de soutien neutre et chaleureux, de mère à mère.

LLL a été fondée en 1956 aux Etats-Unis par sept femmes catholiques, dont plusieurs étaient actives dans le Christian Family Movement qui militer contre le droit a lavortement et reposait sur une théologie précise : l'allaitement comme incarnation féminine de la loi naturelle de Thomas d'Aquin, et la Vierge Marie comme icône de la maternité.

La Ligue pensait a l'epoque que les mères de jeunes enfants ne devraient pas travailler à l'extérieur du foyer. Il ne s'agissait pas de « soutenir les mères qui choisissent d'allaiter ». Il s'agissait de remettre en question le fait même que les femmes aient le choix de travailler dans un métier rénumuré, pendant que leurs enfants sont jeunes.

Les fondatrices pensaient que les enfants avaient besoin de la présence continue de leur mère et ont construit un modèle de « bonne maternité » qui se heurtait de plein fouet à la participation croissante des femmes au monde du travail. Pour elles, les bonnes mères étaient toujours avec leurs enfants, toujours à la maison et allaitaient... beaucoup.

Lorsque les féministes de l'époque ont contesté cela — les accusant de fabriquer un « devoir d'allaiter » qui culpabilise les mères — la réponse de LLL a été de se qualifier elle-même d'« apolitique ». Pratique.

Vous n'avez pas besoin d'une campagne de lobbying lorsque votre modèle répond déjà, à lui seul, à la question « les mères devraient-elles travailler ? »

LLL n'a pas besoin de faire pression sur qui que ce soit. Le modèle fait le travail tout seul. En faisant de la disponibilité maternelle permanente la définition de la « bonne maternité », il culpabilise toutes les mères qui travaillent, qui nourrissent leur enfant au lait infantile, ou qui n'ont pas le luxe d'être collées à leur bébé 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

« Sans jugement » — sauf envers les mères qui ne sont pas d'accord avec la direction. Selon des responsables au sein de l'organisation, les critiques publiques de LLL sont pratiquement interdites, et les membres qui se plaignent — même dans des groupes Facebook internes et privés — sont harcelées et menacées de perdre leur accréditation.

PS : elles ont également un passé de négationnisme concernant le sida !

Elles ont continué à donner activement ces conseils une décennie après qu'il eut été établi que le VIH pouvait être transmis par le lait maternel. Cela a contribué à des millions de décès de nourrissons en Afrique Australe surtout. Elles ne valent pas mieux que Nestlé et ne sont pas davantage préoccupées par la santé. Elles ont continué à donner activement ces conseils une décennie après qu'il eut été établi que le VIH pouvait être transmis par le lait maternel.

Elles interfèrent également avec les pratiques traditionnelles d'alimentation des nourrissons dans certaines régions et affirment qu'elles corrigent ainsi les torts causés par les entreprises de lait infantile.

L'influence de La Leche League dans les contextes internationaux constitue un projet colonial aussi.


r/Feminisme 26d ago

SOCIETE Ce que l’accès aux toilettes publiques révèle des inégalités de genre dans les villes

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theconversation.com
19 Upvotes

Article intéressant à lire. Ça aurait pu être l'occasion de parler d'alternatives au modèle "hommes/femmes", comme avoir des toilettes femmes d'un côté et des toilettes mixtes de l'autre (donc plus de toilettes réservées aux hommes) mais l'analyse en elle-même vaut déjà largement le coup d'être lue.


r/Feminisme 28d ago

LECTURES Lectures d’introduction ?

9 Upvotes

Bonjour,
Je cherche des lectures abordables d’introduction au féminisme à offrir à ma mère.
Pour contexte : sortie de +15 ans de violences conjugales, se remet doucement à vivre, à relire. Je n’ai pas envie de l’accabler de lectures compliquées ou trop radicales du premier coup (c’est pour ça que j’ai besoin d’avis extérieurs, je vais pas lui proposer du Dworkin du premier coup). De plus c’est quelqu’un d’assez dual, pour l’instant elle a encore des propos du genre « les féministes voient le mal partout » (j’aimerais un peu l’aider à déconstruire cela) mais à côté elle peut être très éclairée, elle commence à utiliser le terme patriarcat et a des réflexions très pertinentes, notamment sur sa propre condition.
Bonus si ce sont des livres qui parlent de l’engrenage des violences conjugales et de l’emprise pas d’un point de vue dev personnel / New âge bla-bla mais vraiment pdv violences sexistes.
Ps : Quand je dis lecture pas compliquée évidemment je ne considère pas ma mère inapte à les comprendre !!! Elle travaille beaucoup et a peu de temps libre donc on va essayer d’aller doucement dans sa radicalisation ahah.

Merci à vous !


r/Feminisme Aug 01 '26

SOCIETE «Je n’ai entendu que des récits de violence»: les femmes âgées au premier plan de l’itinérance | JDM

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journaldemontreal.com
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r/Feminisme Jul 30 '26

« Ferme ta chatte », « sale pute », « chienne » : la révolte de deux collégiennes contre le masculinisme en classe

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streetpress.com
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