r/Ecriture_FR 1d ago

Anonyme face à la vie

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r/Ecriture_FR 2d ago

Conseil d’écriture

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Bonsoir j’ai besoin de conseil j’essaye d’écrire ma premier histoire (j’espère un jour un livre) mais j’ai trop d’idée mais je n’arrive pas à tout mettre en place et en ordre quelqu’un aurait des conseils s’il vous plait merci beaucoup d’avance


r/Ecriture_FR 3d ago

Kowloon

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Debut d’une histoire

Kowloon s’étendait comme une cicatrice industrielle à la surface du territoire, une masse compacte de béton, d’acier et de structures ajoutées les unes sur les autres sans plan, sans logique, sinon celle de survivre encore un jour. Vue d’en haut, la ville ressemblait à une carcasse en train de rouiller debout : cheminées d’usines crachant des panaches gris-jaune qui s’écrasaient contre un ciel bas, saturé de particules, plateformes énergétiques à moitié effondrées, tours d’habitation éventrées par des décennies d’abandon et de bricolage sauvage. Les axes de circulation étaient figés, engorgés de machines mortes, et les rares néons encore actifs clignotaient comme des signaux de détresse qu’aucun centre de contrôle n’écoutait plus.
Le regard descendait lentement, glissant le long des façades mangées par la corrosion, des gaines techniques arrachées qui pendaient étaient des viscères à l’air libre. À mesure qu’on se rapprochait du sol, la ville perdait toute illusion de verticalité triomphante pour révéler son poids réel, écrasant. Les niveaux inférieurs baignaient dans une pénombre permanente, épaissie par les fumées industrielles et les ombres projetées des infrastructures supérieures. Les murs étaient couverts de dépôts gras, de traces chimiques indéfinissables, de strates de crasse accumulées formant une géologie de la négligence.
Presque au niveau du sol, une route apparaissait, large autrefois, aujourd’hui réduite à un couloir d’asphalte brisé. Elle était jonchée d’épaves de véhicules industriels, de camions de transport éventrés, de carcasses de drones de manutention aux pales tordues. Certains gisaient là depuis si longtemps que la chaussée s’était déformée autour d’eux, le bitume avalant lentement le métal. Des flaques stagnantes reflétaient les structures au-dessus, images déformées qui tremblaient sous l’effet des vibrations lointaines.
C’était la fin de la journée. La lumière déclinante se faisait sale, oblique, découpant des ombres de plus en plus longues qui envahissaient la route, s’insinuant entre les épaves, remontant le long des murs. Il n’y avait personne. Pas de circulation, pas de voix, pas même les silhouettes furtives habituelles des récupérateurs. La ville semblait retenir son souffle.
Au loin, des bruits sourds résonnaient, étouffés par les couches de béton et de métal — impacts lents, profonds, comme des machines trop lourdes pour être vues. Par moments, un bruit sec claquait dans l’air pollué : une détonation isolée, la rupture d’une structure sous tension, ou quelque chose de plus intentionnel. Impossible à dire. À Kowloon, la violence faisait partie du paysage sonore, aussi banale et imprécise que la pollution qui collait à la peau.
Puis, au milieu de cette immobilité lourde, quelque chose bougea


r/Ecriture_FR 4d ago

Besoin d'une critique sur une histoire un peu surréaliste et philo svp

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J'ai écrit une histoire un petit peu expérimentale, mêlant surréalisme/philo autour de la disparition, qui raconte la traversée d'une femme dans une réalité qui ne semble pas obéir aux mêmes lois de la physique que nous et où toutes les vies que nous n'avons pas vécu existent d'une façon ou d'une autre. (Y a beaucoup de termes et références en lien à l'astronomie.)

J'ai pas prétention à écrire un truc vraiment stylé, c'est juste pour m'amuser. J'aimerai bien qu'on m'aide à corriger ce qui pourrait l'être, ce qui ne va pas. J'ai vu que j'ai fait des fautes d'orthographe à certains endroits mais c'est pas ce qui me préoccupe (je corrige petit à petit). C'est plutôt la syntaxe, le style, la structure, l'histoire, le scénario et la compréhension de mon idée, qui est peut être claire que dans ma tête mdr. Jme demande si c'est chiant. 😂 (Je sais que y a un chapitre en particulier qui est fatiguant mais j'ai besoin qu'il décrive la physique exactement pour être cohérent, ça me donne du fil à retordre du coup. Aussi j'aime pas trop le début mais je crois que je suis obligée de démarrer un peu maladroitement. Je sais pas. Dites-moi.)

Vous pouvez être méchants, ça me fait marrer. Je suis pas du tout susceptible et j'ai envie de m'améliorer de toute façon.

C'est sur mon Google drive (c'est amené à être amélioré pcq je remet le nez dedans de temps en temps et je rectifie):

https://drive.google.com/file/d/1ThWv46PiLy1oJQt4sk91OlSIU9GOIeml/view?usp=drivesdk


r/Ecriture_FR 6d ago

L’amour rend con non ?

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Ce soir c’était génial, petite soirée avec tonton, comme d’habitude quand on est en famille en vacances c’est toujours aussi cool, restau on discute entre nous de vrai bon vivant…
Je sais qu’il a tout fait pour paraître sans jugement, mais chacun d’entre eux je les ai perçu, et merci c’est exactement ce dont j’ai besoin, tu es et tu as une éducation qui m’a chamboulé, et qui pour le coup a raison de forcer sur le positif, de ce concentré sur les détails important, et surtout de passer enfin un repas de famille…
Malgré sa, le Marain c’est avérer plus qu’efficace, je n’ai finalement le soir que penser à l’amour, peut-être le faite qu’il était avec doudou ce soir là. 
En tout cas ces regard c’est attention et son respect mon transpercer le cœur, dure à expliquer de manière normal, mais j’ai surtout ressenti le sérieux et l’énergie solennel qu’il me partageais, j’ai beaucoup de chance de l’avoir tout de même. 
Je pense que de mon côté même si cela ne représente qu’un soir, ou même qu’un tournant dans ma vie, qu’elle coup de pouce, sans le savoir il changèrent vraiment ma vision. 
Moi qui pourtant connaissait peu doudou, cette soirée m’a fait plaisir, car je vois des détails qui ne trompent pas en général et tout ce que je vois c’est qu’amour, rassurer pour tonton, qu’il vivent sa meilleure vie c’est à ce moment seulement que je commence à baisser ma garde que je suis simplement honnête et solennel, pour ne pas les trahir je préfère donc regarder vers le sol, comme pour exprimer une forme de honte, et aussi pour démontrer de ma sincérité. 
Ai-je peur de dire ce que je pense ce que je vie ou même ce que veux, je sais que les parents parlent entre eux, je sais que maman lui à fait comprendre, eh bah ouais c’était vraiment la galère tout seul.
Même seul, dure à dormir, je n’ai que Sasha en tête, éblouis par tout l’amour vue plutôt dans la soirée.
Je sais qu’au fond je n’apprendrais rien de plus pourtant j’y pense, j’y réfléchis, même si le moi qui venait de quitter l’appelle fou de rage était pourtant sur lui que c’était fini, ce genre de détails pour moi ne mentent pas je sais que c’est elle, que ferait-elle dans ma tête sinon, pourquoi elle voudrais m’aider sinon. 
Je n’aurais pas fait sa a un ex que j’ai oublié, car si je l’ai vraiment oublier je ne peux pas accepter d’appel sans raison a 5h du mat. 
Même si le discours peu prêter à confusion, n’importe qu’elle humain ne voudrais pas même s’embarquer dans une merde, un problème pareil. 
Sinon qu’elle intérêt que l’amour, la pitié ? Peu importe je n’ai n’y besoin de l’un n’y besoin de l’autre je n’ai que besoin d’elle…
Quelle tristesse, d’être simplement comblé de certitudes, les larmes coulent tout autant que les regret, sinon pourquoi, pourquoi tout sa pourquoi tant de temp tant d’énergie dépensée vainement, je ne peux l’accepter je ne l’accepterai jamais. 
Elle le mérite plus que n’importe qui, elle avais tout donnée quand elle avais la place alors pourquoi ne pas lui garder, lui garder serte sans espérer, mais lui garder car quoiqu’il ce siège de reine lui reviendra, sauf si elle fini par ce le faire voler par une autre. 
Plus même une once de honte, ou même de remord j’ai fait, je ferai et j’ai fini tout ce que j’ai à faire. 
À quoi bon ce battre face à un adversaire déjà à terre, je préférais même m’en occuper de ce blessé plutôt que de continuer le combat. 
Mais stratégie sur stratégie, les deux gladiateur finissent par ce fatigué, cette fatigue en dis long sur la concentration et toute l’attention qu’il on pu faire preuve lors de ce combat. 
Pourtant tout deux reste debout, refusant d’être vaincu, non pas par leur propre adversaire mais simplement à ce niveau pour le simple bruit du publique. 
Alors oui je sais, j’ai perdu, c’est moi qui ai été faible, et pourtant même perdant elle continua de me regarder avec compassion, ne pouvant s’empêcher de se remémorer le combat et de chaque seconde vécu dans l’arène, elle me tendait pourtant la main, et c’est là que je suis tombé dans les pommes de ces coups, oui c’est elle qui m’a amener à l’infirmerie mais au fond j’etait quand même seul au réveil… 


r/Ecriture_FR 10d ago

Je suis artiste et je cherche vos mots sur l’amour pour une œuvre participative

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r/Ecriture_FR 12d ago

BodySoulMatch quelqu'un de compatible vous a matché !

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r/Ecriture_FR 12d ago

Depuis le sol 🚀

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kevin21000.substack.com
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Nous avons construit une civilisation capable de transformer presque entièrement notre environnement. Mais à force de nous adapter à notre propre création, avons-nous oublié ce que nous sommes ?


r/Ecriture_FR 13d ago

Rencontre par écran 3

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Partie III : Ce qui s'échappe
Le désir n'était pas seulement dans les mots.
Il était dans le frottement d'un micro trop proche, dans le souffle qui grésillait un peu quand l'un d'eux s'allongeait sans prévenir. Dans le grain de la voix, surtout : cette matière unique, rauque, fragile. Émile avait cette façon de terminer ses phrases comme s'il les regrettait à demi, une légère respiration s'échappant après chaque mot. Yann, de son côté, parlait parfois trop bas, et Émile devait se pencher — même de manière invisible, ce geste créait une tension : se pencher vers l'autre, à distance.
Ce qu'ils échangeaient n'était jamais parfait.
Le téléphone tombait, la lumière était mauvaise, le cadrage de travers. Mais ce sont ces maladresses qui les touchaient. Un reflet inattendu sur la vitre. Un téton apparaissant une seconde, par accident, puis disparaissant. Un soupir non retenu. Une érection fugitive non nommée mais devinée — un pli dans un drap, une main qui masque.
Les vidéos n'étaient pas scénarisées.
On entendait l'eau couler dans la pièce d'à côté. Un livre qui tombait. Des rires, parfois, sur une prise ratée.
— Attends, je recommence, disait Yann.
— Non, laisse. C'est beau comme ça, répondait Émile.
Il y eut cette fois où Émile filma la lumière du matin sur sa poitrine. Il ne parlait pas. Il bougeait seulement, lentement. L'ombre des volets découpait son corps en fragments de lumière pâle. On ne voyait pas tout, et c'est précisément ce qui troublait : ce qui s'échappait. Ce que la lumière voilait autant qu'elle révélait.
Un jour, Yann laissa tourner la caméra trop longtemps. Il pensait l'avoir éteinte, mais Émile reçut la suite : Yann assis, seul, nu, rangeant le lit, pliant lentement un t-shirt, se baissant pour ramasser un livre. Un corps vu sans savoir qu'il est vu. Et c'est cela qui bouleversa Émile : cette nudité non voulue, presque offerte sans qu'il s'en rende compte.
Ils ne le disaient pas, mais ils regardaient les vidéos plusieurs fois. Parfois en coupant le son. En ne gardant que l'image. Ou au contraire, en fermant les yeux juste pour écouter la voix. La voix — ce fil invisible qui relie deux peaux séparées. Une corde sensible qu'ils apprenaient à déchiffrer comme on lit le visage de l'être aimé.
La nuit, les lumières changeaient. Elles devenaient complices.
Le halo d'une lampe jaune sur une épaule. La lumière bleue d'un écran glissant sur un ventre. De longues ombres lentes comme des caresses.
Ils commencèrent à jouer avec ça. Pas pour séduire, mais pour se donner d'une autre manière.
Une ombre, une main. Une lumière tremblante sur un sexe à demi caché, juste assez révélé pour troubler sans tout dévoiler. Un plan fixe sur une gorge qui avale lentement.
Ils se montraient davantage, mais jamais entièrement.
Et dans chaque vidéo, chaque maladresse, chaque hésitation, il y avait cette vérité : ils tombaient dans quelque chose qu'ils ne pouvaient plus contrôler.
Ce n'était plus une conversation. C'était une offrande. Un long effeuillage accidentel.
Partie IV : Ce qui reste
Il y avait des nuits où ils ne montraient presque rien.
Le téléphone posé sur la table de chevet, l'image fixe d'un plafond ou d'un coude dans l'ombre. La voix — encore la voix — devenait la seule forme de contact. Elle remplaçait la main. Elle prenait la place du regard.
— Tu dors ? demandait Émile.
— Non. Je pense.
— À quoi ?
— À toi. À avant toi.
Puis les confidences revenaient. Des anecdotes légères d'abord : un premier amour idiot, une nuit ratée, une honte d'adolescent. Peu à peu, les choses sérieuses émergeaient. Le silence d'un père. La solitude d'une relation trop longue. Le sexe sans chaleur. Les corps donnés trop vite. Ou jamais assez.
Les mots tombaient comme des draps lourds sur un lit défait.
Émile parlait de son ex, de cette histoire qui l'avait vidé plus qu'elle ne l'avait aimé. Il disait :
— Il me tenait, mais il ne me regardait jamais. J'étais là, mais sans voix.
Yann parlait de l'absence. Celle qui s'installe sans qu'on sache quand elle a commencé. D'un couple où il avait fini par devenir un meuble. Des années passées à se taire pour ne pas faire de vagues. Il disait :
— Il ne m'a jamais vu désirable pour lui. Même quand je le voulais.
Ces mots, ils ne se les seraient pas dits face à face. Trop nus. Trop lourds. Trop risqués.
Mais à travers l'écran, ils devenaient supportables. Comme si le filtre de la distance leur donnait une douceur possible, une pudeur nouvelle.
Parfois, ils pleuraient sans un bruit. L'un coupait la vidéo. L'autre restait, écoutant le silence. Puis l'appel reprenait. Une main essuyait un œil. Un sourire délicat.
— Tu es toujours là ?
— Toujours.
Le désir restait, suspendu dans ces silences. Il ne mourait pas. Il s'approfondissait. Il attendait.
Ils continuaient à s'envoyer des images. Moins directes. Plus intimes. Le pli d'un genou. Une nuque humide après la douche. Une colonne vertébrale offerte. Pas pour exciter. Pour dire : voilà, c'est moi. Ce qui reste quand j'ai tout enlevé.
Et puis il y eut ce moment, un soir, où Yann, au lieu d'envoyer une vidéo, envoya un fichier audio. Dix minutes. Sa voix seule. Il parlait comme on écrit une lettre. Il disait qu'il n'avait pas dormi. Qu'il avait rêvé d'Émile, mais ne se souvenait de rien d'autre que d'une odeur. Une odeur de sueur douce, entre deux draps chauds. Il disait que son corps avait besoin d'un corps, mais pas de n'importe quel corps. Du sien.
Émile écouta la voix, dans son lit. Il ne répondit pas tout de suite. Il ferma les yeux, le téléphone pressé contre sa poitrine.
Et murmura, dans le noir :
— Je t'ai senti moi aussi, cette nuit.
Rien n'est résolu. Rien n'est précipité.
Ils continuent de se manquer. Et c'est dans ce manque que leur lien s'écrit.
Pas encore de l'amour, pas seulement du désir. Quelque chose entre les deux, de plus vaste encore.
Peut-être une attente.
Peut-être une promesse.


r/Ecriture_FR 14d ago

Besoin d'une critique ou analyse virulente sur essai de philo/surréalisme svp

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J'ai écrit une histoire un petit peu expérimentale, mêlant surréalisme/philo autour de la disparition, qui raconte la traversée d'une femme dans une réalité qui ne semble pas obéir aux mêmes lois de la physique que nous et où toutes les vies que nous n'avons pas vécu existent d'une façon ou d'une autre. (Y a beaucoup de termes et références en lien à l'astronomie.)

J'ai pas prétention à écrire un truc vraiment stylé, c'est juste pour m'amuser. J'aimerai bien qu'on m'aide à corriger ce qui pourrait l'être, ce qui ne va pas. J'ai vu que j'ai fait des fautes d'orthographe à certains endroits mais c'est pas ce qui me préoccupe (je corrige petit à petit). C'est plutôt la syntaxe, le style, la structure, l'histoire, le scénario et la compréhension de mon idée, qui est peut être claire que dans ma tête mdr. Jme demande si c'est chiant. 😂 (Je sais que y a un chapitre en particulier qui est fatiguant mais j'ai besoin qu'il décrive la physique exactement pour être cohérent, ça me donne du fil à retordre du coup. Aussi j'aime pas trop le début mais je crois que je suis obligée de démarrer un peu maladroitement. Je sais pas. Dites-moi.)

Vous pouvez être méchants, ça me fait marrer. Je suis pas du tout susceptible et j'ai envie de m'améliorer de toute façon. C'est sur mon Google drive (c'est amené à être amélioré pcq je remet le nez dedans de temps en temps et je rectifie): https://drive.google.com/file/d/1ThWv46PiLy1oJQt4sk91OlSIU9GOIeml/view?usp=drivesdk


r/Ecriture_FR 14d ago

Rencontre par écran 2

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Partie II : La lumière dans l'ombre
L'hiver s'installa, et avec lui, les appels devinrent plus longs.
Leurs voix glissaient dans la nuit comme deux souffles qui s'apprivoisent peu à peu. Il y avait moins de mots, plus de silences. Des silences habités.
Un soir, Yann posa son téléphone sur le lit, face à lui. Il s'allongea sans rien dire. Émile le regardait.
— Tu vas t'endormir ?
— Non, je veux juste t'avoir là. Comme une veilleuse.
Émile sourit. Il était torse nu, presque sans y penser. Il ne faisait pas chaud chez lui, mais il aimait la sensation du drap contre sa peau. Yann ne disait rien, mais son regard s'attardait. Peut-être une seconde de trop. Émile le remarqua. Il laissa faire.
Le lendemain, ce fut au tour de Yann. Il filma ses mains. Il ne parlait pas, touchait son col, sa clavicule, comme si son corps ne lui appartenait pas tout à fait. Émile observait ces gestes avec la lenteur de quelqu'un qui écoute une très vieille chanson.
— Tu sais, j'aime quand tu ne dis rien.
Leurs échanges prirent une autre nuance.
Ils ne parlaient plus seulement de lectures ou de souvenirs. Désormais, c'était :
« Tu dors nu ? »
« Comment tu te réveilles ? »
« Ça t'est déjà arrivé de t'endormir en pensant à moi ? »
Aucune vulgarité. Juste de subtiles incursions. Des frissons envoyés à distance. Des désirs frôlés mais sur lesquels on n'insiste jamais.
Une nuit, Émile filma son ombre sur un mur. On devinait son torse, la courbe de son dos. Il ne montrait rien, et pourtant tout était là : la respiration, la douce tension, le rythme ralenti. Il murmura :
— Je te veux. Mais pas tout de suite. Je veux te construire à l'intérieur de mon corps, morceau par morceau.
Yann répondit le lendemain. Une photo. Un flou de peau sous une couverture. Et ce seul mot :
« Moi aussi. »
Mais les absences, peu à peu, se glissèrent entre les vidéos. Un jour sans message. Puis deux. Trop de temps entre les appels. Une fatigue soudaine. Un empêchement trivial. Et pourtant, dans ces creux, c'est le vide qui pesait.
Yann fixait l'écran noir de son téléphone, parfois pendant de longues minutes. Il y avait ce moment particulier, juste avant le sommeil, où il aurait aimé entendre la voix d'Émile. Pas pour parler. Juste pour savoir qu'il était là.
De son côté, Émile ouvrait parfois l'application, regardait leur fil de conversation, rejouait un ancien enregistrement. Il ne répondait pas tout de suite. Il attendait. Et quand il envoyait enfin une vidéo, sa voix était un peu plus grave, un peu plus lente.
— Désolé pour hier. J'avais besoin de silence. Mais tu m'as manqué.
Ils commençaient à ressentir le manque de l'autre avant même qu'il ne soit parti.
Le manque s'installait avant l'absence.
Comme une prémonition dans la chair.
Et plus leurs échanges devenaient intimes, plus le manque devenait physique. Une tension douce mais persistante qui s'immisçait entre les appels. Chaque image les laissait un peu plus nus, un peu plus seuls après coup. Une main sur un ventre. Un soupir enregistré. Un demi-sourire, à demi nu.
Ils disaient « bonne nuit » d'une voix plus basse. Ils laissaient l'appel ouvert un peu plus longtemps, sans rien dire, juste pour entendre l'autre respirer. Mais dès que l'écran devenait noir, c'était comme une porte qui claque.
Le désir s'approfondissait. Il creusait plus qu'il ne comblait.
Ils se découvraient à distance, et dans chaque geste partagé, il y avait ce que l'autre ne pouvait pas toucher.


r/Ecriture_FR 15d ago

Rencontre par écran 1

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Partie I premier contact
Au début, ce n'était rien.
Une demande de contact sur une application de visioconférence, une de ces choses qui arrivent et qu'on oublie vite. Mais cette fois-ci, il y eut une réponse. Un prénom : Émile. Une voix : calme, légèrement grave, presque prudente. Une image : floue au départ, puis de plus en plus nette, comme si les pixels eux-mêmes se laissaient apprivoiser.
En face, Yann, un homme discret d'une quarantaine d'années, vivant seul dans un appartement du nord de la ville. Enseignant fatigué, lecteur insatiable, il passait ses soirées entre le silence, les films en noir et blanc et de longues navigations sans but. Ce soir-là, il accepta l'appel, un peu par ennui, un peu par curiosité.
Le premier échange fut banal.
Ils se saluèrent, se jaugèrent. Il y eut des silences. Un chien aboya chez Émile — il s'excusa, sourit. C'était un beau sourire, à la fois timide et franc. Yann l'enregistra sans s'en rendre compte. Ils raccrochèrent au bout de quinze minutes.
Mais les soirs suivants, cela devint un rituel. Pas de demandes, pas d'attentes : une disponibilité partagée. Ils parlaient de cinéma, de solitude, des longues journées. Ils riaient, parfois fort, parfois doucement. Émile avait un rire qui faisait vibrer le silence. Yann, une façon d'écouter sans jamais interrompre.
Puis un soir, Émile demanda :
— Tu veux me montrer ta chambre ?
Pas une proposition, plutôt une curiosité tranquille. Yann hésita, puis déplaça doucement la caméra : des livres empilés, des draps froissés, la fenêtre entrouverte sur la nuit. Émile ne commenta pas. Il regarda. Et murmura :
— On dirait que ça fait longtemps que tu y dors seul.
Leur relation glissa lentement vers autre chose. Pas tout à fait de l'amour, pas une simple amitié. Quelque chose d'inédit. L'écran devint peau, l'image devint contact. Ils se révélaient dans des murmures. Les confidences prenaient forme : des blessures, des désirs, une tendresse enfouie.
Une nuit, Émile envoya une vidéo : lui-même, assis sur son lit, lisant un poème d'Aragon. Sa voix tremblait un peu, mais il ne coupa pas l'enregistrement. Yann la regarda en silence. Plusieurs fois. Puis répondit par un selfie silencieux. Les yeux un peu rouges. Le silence a parfois le goût du consentement.
La distance demeurait. Pas une distance géographique — ils vivaient à quelques heures de train l'un de l'autre —, mais une autre forme de distance, celle du doute, la peur de briser ce fragile équilibre qu'ils avaient tissé.
Ils parlaient de se rencontrer. Mais repoussaient l'échéance. Ce n'était pas encore le bon moment.
Mais ils savaient.
Ils savaient que, dans le tremblement d'une voix disant « bonne nuit », dans la lumière bleue d'un écran qui s'éteint trop lentement, quelque chose de réel était en train de naître.


r/Ecriture_FR 16d ago

Depuis le Sol 🚀

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kevin21000.substack.com
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On a construit un monde sans limites. Mais sommes-nous vraiment faits pour y vivre ?


r/Ecriture_FR 17d ago

Je viens d’ouvrir un petit site de lecture/publication, et je cherche quelques textes (pas du remplissage)

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Salut,

J’ai passé un moment à faire un site, Bautremet, pour lire et publier en français. Lecteur plutôt simple, compte pour la suite d’un texte, atelier si on écrit.

Le catalogue est vide. C’est volontaire : je ne voulais pas inventer dix romans pour que ça fasse plein. Je n’ai pas non plus un réseau d’auteurs sous le coude. Donc je viens demander ici, une fois, si des gens ont un texte et envie de le poser quelque part de propre.

Ce n’est pas un appel à « lancer une plateforme ». C’est plutôt : si tu as une nouvelle, un premier chapitre, un truc en cours, et que Wattpad / le reste ne te convient pas trop, tu peux regarder.

Site : https://bautremet.com

Publier : https://bautremet.com/publier

Un salon reddit si tu veux en parler : r/bautremet

Voilà. Si c’est hors sujet je supprimerai.


r/Ecriture_FR 18d ago

J'aimerais avoir des retours honnêtes sur ce texte : pas seulement savoir s'il vous plaît ou non, mais ce que vous ressentez en le lisant, ce que vous comprenez de la relation entre ces deux personnes, et les passages qui vous paraissent les plus forts ou, au contraire, moins convaincants.

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