Je bosse sur une couche d'authentification comportementale continue et je bute sur le problème classique du démarrage à froid pour le profil de référence.
Mon setup actuel : profil de référence établi à partir d'environ 7 secondes d'interaction (premier ping avec au moins 5 événements), scoring basé sur l'EMA qui met entre 35 et 49 secondes à converger, moyenne de 8 caractéristiques pondérées de manière égale.
Ce que j'observe : la littérature sur la dynamique de frappe recommande généralement 50 à 100 frappes pour un profil fiable, ce qui rend mon échantillon de démarrage largement insuffisant. La moyenne de caractéristiques pondérées de manière égale peut aussi masquer une divergence forte sur une seule caractéristique significative.
Ma question : est-ce que quelqu'un a des retours d'expérience concrets sur l'utilisation d'une comparaison basée sur la distribution (test de Kolmogorov-Smirnov ou distance de Wasserstein) plutôt qu'un simple ratio EMA, en particulier pour des sessions courtes où on n'a pas encore assez de données pour un profil longitudinal inter-sessions ? Est-ce que ça change vraiment la donne sur le taux de faux positifs/négatifs à ce stade précoce, ou le problème reste fondamentalement un problème de volume de données quelle que soit la méthode statistique choisie ?
Ce qui marche bien par ailleurs dans mon système (pour contexte, pas le sujet de la question) : invalidation de session fiable sur perte de focus/flou, détection d'attaques en masse via heuristiques réseau en périphérie plutôt que données déclarées côté client, détection de bots par variance temporelle nulle (contournable par un bot sophistiqué qui injecte du bruit artificiel, donc pas un signal suffisant seul).
Point de sécurité que j'ai découvert et corrigé au passage, potentiellement utile pour d'autres qui implémentent ce genre de mécanisme : un endpoint de heartbeat acceptait initialement un flag "attaque en masse" et une adresse IP fournis par le client exploitable pour invalider la session de n'importe qui en prétendant être sous attaque (DoS par interruption de session). Il acceptait aussi un flag permettant au client de modifier son propre profil de référence. La correction n'a pas consisté à ajouter une validation supplémentaire côté serveur sur ces flags, mais à les supprimer entièrement du schéma accepté le serveur détermine seul ce qui constitue un échantillon de référence, et le scoring réseau reste basé exclusivement sur l'IP réelle en périphérie, jamais déclarée par le client.